Rappel :
Naration
Bill
Tom
Ann
Maria
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Je croix que je vais être en retard aujourd'hui. Y a des embouteillages sur l'autoroute. Mais c'est pas grave, j'ai cours de sport en première heure. J'ai pris le journal de Bill avec moi. Je veux lui parler. Il peut pas continuer comme ça. Je sais qu'il ne m'aime pas, mais si je lui montre le journal et que je lui dit que bientôt toute l'école sera au courant de ce qu'il y est écrit, j'ai mes chances de pouvoir lui parler. Je sais que c'est méchant, mais c'est le seul moyen. Mon portable sonne.
- Hallo ?
- Salut Ann, c'est Maria.
- Ahh Maria, ça faisait longtemps...
- Oui je sais... Comment s'est passé ton voyage ?
- Bof, comme d'hab', tu connais les hommes d'affaires...
- Effectivement... On pourrait se voir bientôt ?
- Ben je vais pas dire non quand même xD. Quand est-ce que ça t'arranges ?
- Ce soir, c'est bon ?
- Sans problème. Allez j'te laisse, j'vais en cours.
- Ok. Bisous, je t'aime.
- Ich liebe dich.
Je raccroche. Ça faisait longtemps qu'on avait pas parler, elle a pas pu appeler quand j'étais à New-York, elle me manque vraiment. Je l'aime. Je sais pas ce que je ferais sans elle. Elle est tout pour moi. Notre rencontre était assez banale. On était dans une grande surface, et on s'est bousculées. Tout ce que j'avais dans les mains est tombé par terre, et elle m'a aidé à ramasser. Elle m'a même raccompagnée chez moi. Depuis on a pu voulu se quitter.
Et un jour, quand j'ai été chez elle, ce qui devait se passer s'est passé xD. Elle m'a embrassée. Au début, j'étais paralisée, j'avais pas réalisé ce qui se passait, puis après, je me suis détendue...
Quand on l'a dit à nos parents, j'avoue qu'ils en ont pris un coup. Ça doit quand même être choquant d'apprendre que sa fille aime les filles. Mais ils l'ont accepté. C'est l'essentiel. Maintenant, je me sens bien, comme libérée.
Mes amies proches le savent aussi, j'ai préféré leur dire. Au début, elles l'on mal pris. Ça se peut se comprendre. Être super proche d'une fille et puis découvrir qe celle-ci pourrait avoir de l'atirance pour soi. Ça doit être bizarre. Mais elles aussi l'on accepté. Heureusement pour moi. Maintenant, je me sens vraiment bien, j'ai confiance en les gens avec qui je vit...
J'arrive à l'école. Je regarde le panneau d'affichage de l'entrée. Il y a des profs absents. Alors... M. Hamper est absent, les garçons n'ont donc pas cours pour le moment... Tiens, M. Moronic n'est pas là non plus. Ça valait la peine de me dépêcher, j'ai même pas cours.
Bon. Je vais aller parler à Bill alors. Plus tôt ce sera fait, mieux ça sera. Il est assis sur un banc avec des gens. Ils parlent, rigolent. On dirait vraiment qu'il est heureux. Personne ne saurait découvrir ce qu'il cache. Je m'approche.
- Qu'est-ce que tu veux toi ? C'est Bill qui parle.
- Je veux te parler.
- Et qu'est-ce que tu as à me dire que je ne sais pas encore ? Toute la bande pouffe de rire à la réflexion de Bill.
- Je ne croix pas que tu aimerais qu'en parle devant ta petite cour...
- Si tu ne veux pas le dire devant eux alors dégage, j'ai d'autres choses à faire plus importantes. Re-rire de toute la bande.
Bon, on va utiliser les grands moyens. J'enlève le sac que j'ai sur le dos, l'ouvre et prend son journal. Son expression change tout de suite. Dans ses yeux, on peut lire la peur, l'incompréhension. Je le met sous ses yeux. Je l'ouvre. Il est pétrifié. Tout ce qu'il a écrit défile sous ses yeux, et ceux de sa bande. Mais je tourne les pages trop vite pour qu'ils puissent lire.
- J'ai une photocopieuse chez moi, et je me demande quelle serait la réaction de tes parents, de ta famille, de ceux qui te servent d'amis s'il lisaient ce journal. Ce sera très marrant à mon avis. J'ai tout lu.
- QUOI ??? TU AS TOUT LU ??? T'AVAIS PAS LE DROIT !!! C'EST MA VIE !!!
Il se lève et s'encourt, les larmes aux yeux. J'avoue que je ne pensais pas qu'il réagirait comme ça. Je referme et prends le livre et je le suis. Heureusement que je cours vite, parce que sinon je l'aurais perdu. Je passe par le jardin, entre par la porte arrière du bloc B, traverse la caféteria, et entre dans le bloc A. Je le vois dans un couloir. Je pique un dernier sprint et lui attrappe le bras.
- LÂCHES MOI !!!
- Ta gueule Bill, je veux juste te parler. Je compte pas diffuser ton journal. Mais si tu veux pas me parler ou parler de ça à quelqu'un, alors je le ferai.
Il se calme instentanément. Il a toujours peur, mais il est quand même plus serein. Je le fais rentrer dans un local vide. Je m'asseois. Il se met en face de moi.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
- Tout.
- C'est facile à dire ça, tout.
- Ben vas y alors.
- ... Il a l'air assez gêné par la tournure des évenements.
- Bon ben c'est moi qui vais lancer la conversation alors. Pourquoi tu croix que c'est pas bien d'être gay ?
- ...
- Bien. Pourquoi tu fais subir ça à ces filles ?
- ...
- Pourquoi tu pètes pas un câble, une fois, pour montrer aux autres que tu en as marre ?
- ...
- T'as jamais cherché à savoir pourquoi tu te sens seul ?
- ... Tu peux pas comprendre. Tu sais rien de moi. Tu sais rien de ma vie. Tu sais pas comment sont mes parents. Ni ma famille. T'as pas à te mêler de ça. Ce sont pas tes affaires.
- Et bien ça va le devenir. Tu n'avais pas écrit que tu cherchais quelqu'un à qui parler ? Je suis là et je compte pas parler aux autres de ce qui se passe dans ta tête si c'est ça que tu veux savoir.
- Pourquoi je te ferais confiance ? Je te connais à peine.
- Je vais me présenter alors. Je m'appelle Ann, j'ai presque 19 ans, je suis compréhensive, et, pour ton information et te mettre à l'aise, je tiens à ce que tu saches que je suis lesbienne.
- Tu... t'es lesbienne ?
- Ça te pose un problème ?
- N...nan.
- Allez, s'il te plaît Bill, parle moi.
- Je... pas maintenant...
- Quand alors ?
- Je... bientôt... Quand je serai prêt.
- Ok. Je garde le journal en attendant. Et aussi : voilà mon numéro de téléphone et mon adresse. S'il te venait la soudaine envie de parler.
Je lui donne un petit morceau de papier avec mon numéro et mon adresse dessus. J'en ai toujours sur moi. On ne sait jamais xD. Je sors de la classe. Je crois qu'il a besoin de temps. Ça doit pas être facile de voir ses plus grands secrets dévoilés...
Après les cours, je suis tout de suite parti. Je voulais pas rester une minute de plus au même endroit que cette Ann, là. De quoi elle se mêle ? Ce sont pas ses affaires. Elle a ses problèmes, j'ai les miens. C'est ma vie. Elle a pas à s'en mêler. C'est comme ça. J'ai de la chance, y a pas beaucoup de monde sur l'autoroute. Et normalement, y a personne à la maison. Tant mieux pour moi xD. Bon allez, on y est presque. On descend de l'autoroute, on prend à droite, puis encore à droite, on remonte la rue. Merde, y a des gamins.
- Hey, vous, qu'est-ce que vous foutez sur la rue ?
- Ohh, désolé Mr. Kaulitz...
- Ouais allez dégagez.
C'est vrai quoi, ils sont chiants les jeunes. Ils peuvent quand même jouer sur le trottoir nan ? Bref. J'arrive devant mon chez moi xD. Allez, on ouvre la porte du garage avec les clés à distance, ou un truc du genre on s'en fou tant que ça ouvre. Bon, on entre, on referme et on arrête la voiture. Tiens, ma mère est là. Qu'est-ce qu'elle fou ici ? Elle est censée être dans son lit non ?
- Bill, on a à te parler.
- Qui ça, on ?
- Ton père et moi.
- À quel sujet ?
- Ce qu'il s'est passé à l'école ce matin.
Bill et sa mère discutaient tout en montant les marches du garage, pour arriver au salon. Au moment où Bill rentra dans la pièce, il reçu une gifle magistrale, de la part de son père. Il allait tomber, mais se rattrapa à un meuble.
- AÏÏÏÏÏÏÏE !!!! Papa, qu'est-ce qui te prends ???
- Tu le sais très bien. Bill venait à peine de se relever qu'il reçu une autre gifle. Il commençait à pleurer.
- Papa, s'il te plaît arrêtes. Dit moi ce qu'il y a.
- Le directeur m'a appelé ce matin. Il m'a dit ''Votre fils crie dans la cour des choses incopréhensibles mais à caractère violent alors que les autres classes sont en cours.'' Voilà ce qu'il y a !!! C'est une HONTE Bill, tu entends ? Pourtant, nous avons tout fait pour que tu sois bien élevé, pour que tu sois normal, mais non !!! Toi, tout ce qui t'intéresse, c'est de te faire remarquer dans le mauvais sens évidemment, et surtout, d'être différent !!!
- Et bien c'est peut être parce que je SUIS différent !!! Les deux homme criaient de plus en plus fort.
- Et en quoi es tu différent, Bill ?
- Vous n'avez vraiment rien remarqué ?! Pourtant, ça se voit comme une tâche sur un vêtement !!!
- Vas y, dis le nous alors, puisque nous sommes trop bêtes pour le voir de nous mêmes !!!!
- Je suis g... Non rien laissez tomber. Il se ratrappa juste à temps. Il avait fallit dire quelque chose que, il le savait, il regretterais toute sa vie.
- Tu es quoi Bill ?! Vas y, dis le !!! Tant qu'on est dans les confidences !!!
- ALLEZ TOUS VOUS FAIRE FOUTRES !!!!!!
Il monta directement dans sa chambre, et claqua sa porte bien fort. Ce n'était pas la première fois que son père le frappait, ça avait commencé au début des vacances, il y était habitué maintenant. Mais il ne comprenait pas pourquoi son père avait réagi si violement pour si peu. D'ailleur, il comprenait de moins en moins ses parents. Mais il était encore plus stressé par le fait qu'il avait fallit dire la vérité à ses parents. C'est quelque chose qu'il ne ferait jamais. Ce n'est pas comme quand on a fait une bêtise. Là, on peut toujours trouver une solution. On peut toujours réparer. Mais là, ce n'était pas comme dire que l'on a cassé quelque chose, non, c'est bien plus. C'est dévoiler une partie de soi, quelque chose de personnel. Et on a pas forcément envie de partager cette partie de soi. Bill, lui, voulait l'enfoncer au fond de lui-même, pour espérer l'oublier un jour. Parce que si ses parents le découvraient, il savait qu'il ne vivrait plus ici. Ses parents le rejetteraient, parce qu'il est différent. Mais plus il était sûr qu'il était gay, plus il ne voulait plus l'être. Mais, pour le moment, il ne veut plus penser à ça, il veut juste se détendre.
Je suis presque prête. Je sors avec Maria ce soir. J'ai hâte d'y être. Nos parents sont d'accord pour qu'elle reste dormir ici après, ils sont vraiment cool xD. En plus, ma chambre est assez loin de la leur...
Mes idées assez perverses sont intérompues quand ma mère me gueule depuis l'escalier.
- Ann, quelqu'un voudrait te voir !
- C'est qui ?!
- Un certain Bill !
Bill ??! Qu'est-ce qu'il fait ici ? Bon, on va aller voir...
Je descend les escaliers et je le vois. Il a pleuré. Il est tout pâle. Il a dû venir en voiture.Qu'est-ce qu'il peut bien me vouloir ? Et puis pourquoi ce soir justement ?
- Salut, désolé de te déranger.
- C'est pas grave, qu'est-ce qu'il y a ?
- Je... j'ai pas envie de parler. J'ai juste besoin de me détendre, de sortir. C'est assez tendu à la maison pour le moment.
- Ohh... Et bien... Attends deux minutes s'il te plaît.
Je prends mon portable et compose un numéro.
- Hallo Maria ?
- Ann, qu'y a t-il ?
- Ben écoute, j'ai un petit problème...
- Dis.
- Y a un copain à moi qui a quelques problèmes et j'ai pas envie de le laisser seul...
- Toi aussi ? C'est fort ça.
- Quoi ?
- Y a aussi un copain à moi que je veux pas laisser seul. Bon, on vient avec eux alors ?
- Ben j'coix qu'on a pas vraiment le choix xD.
- On se ratrappera ce soir, à la maison...
- Promis ?
- Promis.
- Perverse.
- Je sais.
- Je t'aime.
- Moi aussi. Amène ton cul maintenant.
- J'arrive.
Je raccroche.
- Ok, c'est bon Bill. Tu viens avec moi.
- Où ça ?
- On va au resto avec des amis. On devait y aller en amoureuses mais on a toutes des deux un problème.
- Quel problème ?
- Des mecs sur le dos.
- Ahh ok.
Nous montons dans ma voiture. Je démarre. Bill ne dit rien. Il m'a dit lui-même qu'il ne voulait pas parler de ce qu'il se passait chez lui. Au moins il est venu. C'est déjà ça. Je suis sûre qu'un jour, il parlera. Ça devra bien arriver. Je ne sais pas quand, mais ça viendra. On arrive chez Maria.
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Voilà le chapitre IV ! J'devien un peu en retard, j'ai juste commencé le chapitre VII, mais comme hier il était vraiment très tard, je sais pas c'que ça donne... Pis ben donnez moi votre avis sur ce chapitre...
[Mode j'raconte ma life : ON] Donc comme vous le savez peut être, j'ai été à la mer hier, mes parents voulaient trouver un appart' près de la plage... Ben on a peut être trouvé xD. Donc si vous habitez Cocsyde, ou un truc dans l'genre xD, Ben si vous voyez une folle sur la plage cet été, c'est moi xD. Sinon si vous habitez Bruxelles, j'vous invite à faire ma connaissance =) Pis sinon mon msn ICI si vous voulez xD. J'voulais encore dire un truc, mais je sais plus ce que c'est =). Bonne lecture à toutes et j'espère que ce chapitre vous a plu. [Mode j'raconte ma life : OFF]
EDIT : Joyeuse Pâques !!! (c'est ça que j'avais oublié -_-")
RE-EDIT : Bon, là j'suis en train de boucler le chapitre VII, en écoutant de la music biensûr, et là, que vois-je ? Où plutôt, qu'entend-je xD ? No Like The Other Girls de The Rasmus, j'me dit ''Mais j'ai déjà entendu ça quelque part...'' Et hop, je cherche direct dans ma collection Tokiohotelienne, et je tombe sur Spring Nicht. J'vous laisse écouter et me dire c'que vous en pensez... Perso ça me trouble, j'suis choquey, ça me perturbe :s...
No Like The Other Girls - The Rasmus
Spring Nicht - Tokio Hotel (on sait jamais xD)
Si vous en avez d'autres dans le genre, j'veux bien le nom de l'artiste et de la chanson =)
th-heilig-fic : C'est pas que les notes sont pas les mêmes, mais dans la chanson de The Rasmus, la mélodie est jouée plus aigue. Sinon tout est pareil. J'le sais vu que quelqu'un m'la joué à la guitare u_u. Mais, j'suis sûre qu'ils ont pas copié, j'sais même pas si ils connaissent les chansons d'ce groupe T__T
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