..::Chapitre XII : Fraternité::..

..::Chapitre XII : Fraternité::..
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Rappel :

Naration

Bill
Tom
Ann
Maria

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Fraternité


- Bill ! Ton père vient te chercher. Il arrive dans une demi-heure ! Dépêche toi !

Mmmm... J'ai pas envie de bouger. Non, rectification. Je ne peux pas bouger. Y a quelque chose sur moi, et en y réffléchissant, je me rend compte que c'est Tom. Il est couché sur moi, ses jambes entre les miennes. Ça me rappelle notre soirée. Rien qu'en y repensant, j'ai des frissons. C'était tellement bien ! Tout ce que j'ai ressenti, cette chaleur en moi... Et puis Tom, qui était là...
C'est Tom qui m'a fait prendre du plaisir, c'est Tom qui m'a fait toucher les étoiles, c'est Tom qui était sur moi, c'est Tom qui me touchait, c'est Tom qui me faisait l'amour. C'était tellement différent d'avant. Avant que je ne le fasse avec lui. Comme si, avant, je ne l'avais jamais fait. Comme si c'était pas pareil. Mais ce n'est pas pareil ! Lui, je l'aime. Comme jamais je n'ai aimé. Lui, c'est Tom. Et personne ne pourra nous séparer. Parce que je l'aime.
J'entend quelqu'un rentrer dans la chambre, mais je m'en fou. Je suis bien ici, avec Tom sur moi.

- Allez vous deux, levez-vous. Bill, ton père va venir te chercher. Il va pas tarder à arriver. Moi je doit y aller. J'ai des courses à faire. Lève-toi Tom. Bisous mes chéris <3.
- Bonne journée maman.


Elle sort de la pièce, nous laissant tout les deux. Tom bouge quelque peu, et s'assis à califourchon sur moi. Je le regarde dans les yeux en lui caressant les cuisses. Il approche son visage du mien et effleure mes lèvres. Je me laisse faire. J'ai pas envie de bouger. Cette nuit m'a complètement crevé. Il arrête son petit manège et me parle.

- Bonjour mon p'tit ange. T'as bien dormis ?
- T'étais avec moi, alors forcément, j'ai bien dormi. Mon p'tit calamar =).
- Haha. J'trouve pas ça marrant.
- C'était pas le but. Je t'aime.
- Moi plus que toi >_<. Allez, il faut se préparer.


Il se lève et enfile un caleçon. Je fait la même chose. Nous nous dirigeons vers la cuisine. J'ai pas très faim ce matin. Mais je vais quand même avaler quelque chose. Je prend un morceau de pain et le tartine de beurre. Ça va suffir. Ça devra en tout cas. Tom, lui, se goinfre comme un cochon xD.
Je me lève, lui laisse un petit bisou au coin des lèvres, et retourne dans la chambre. Je m'habille et refais mon sac.
Je veux pas partir ! Pourquoi veulent-ils absolument que je rentre ? J'veux juste qu'ils me foutent la paix ! J'entend sonner. Tom va ouvrir. Je l'entend discuter. C'est sûrement mon père. Je retourne dans le salon, près de la porte d'entrée. J'avais raison. C'est mon père.
- Bon, on va y aller.
Il a un ton froid. Je n'aime pas ça. J'aimerais bien embrasser Tom, mais papa nous fixe sans jamais détourner les yeux. Je lui dit aurevoir avec le regard. Dès que je serai rentré, je me connecterai sur mon ordi. Je suis mon père malgré moi. Je vois dans sa démarche qu'il n'aime pas cet endroit. Il trouve ça miteux.
Tout le monde n'est pas aussi riche que nous. Tout le monde n'a pas autant de chance que nous. Mais l'argent ne fait pas le bonheur. Et j'en suis un très bon exemple. J'aime pas ma vie. Je voudrais qu'elle soit différente. L'argent que j'ai ne me sert pas à grand chose. Nous montons dans la voiture. Il démarre.

- On a eu très peur, tu sais.
- Et moi j'voulais pas rentrer.
- Mais, est-ce que tu comprends, Bill, qu'on était inquiets ? Tu aurais pu nous prévenir !
- Tu vois, c'est pour ça que je suis parti ! T'arrêtes pas de me gueuler dessus ! J'ai rien fait, merde ! J'veux juste que tu me laisses vivre ma vie !
- Bill, tu es notre fils, et tu dois nous obéir. C'est comme ça et pas autrement.


Je ne répond rien. Je ne veux pas répondre. Ça va encore dégénérer. Nous arrivons à la maison. Cette maison si belle, dans laquelle j'ai vécu toute ma vie. Cette maison si belle, où tout le monde voudrait vivre. Mais moi je veux pas. J'aime pas cette vie, celle où tout est superflu et où l'hypocrisie est maîtresse. Nous sortons de la voiture, et il me fait signe d'aller dans ma chambre. Il me suit et ferme la porte derrière nous.

- Donne moi ton portable.
- Quoi ? T'as pas le droit !
- Si, j'ai tous les droits. Donne le moi. Je lui tend, exaspéré.
- Je te prend aussi ton Ipod, tes magazines, et je débranche la télé et la connexion internet. Maintenant, tu vas réfléchir à ce que tu as fait de mal, depuis que tu connais Tom. Je te laisse méditer là dessus. Bonne journée.


Et il sort de la pièce. Il ferme la porte à clé. J'arrive pas à retenir une larme. Il me sépare de Tom et fait tout pour que je puisse pas parler avec lui. Pourquoi il fait ça ? Il a donc si peur que je fasse des choses avec lui ? Où alors, il sait qu'on est ensemble ? J'en sais rien. Et là pour le moment je m'en fou.
J'peux pas m'empêcher de pleurer. Je me laisse tomber sur mon lit. Il est vide quand Tom est pas là. Il est grand et froid. Je préfère le sien. Avec lui évidemment. Mais j'veux pas rester là à pleurer. J'vais sortir de la chambre. Si il croit que c'est en fermant la porte à clé qu'il va m'empêcher de sortir, il se met le doigt dans l'oeil ! Quand j'étais petit et que je jouais à cache-cache, je me mettais toujours dans la bouche d'aération, entre le plafon de la douche et le couloir. Pour une fois je vais l'utiliser. Bon, je prend une chaise pour pouvoir monter. On enlève la plaque et on se hisse dans cet espèce de tuyau. Y a plus qu'à ressortir de l'autre côté. J'aterri sur le sol sans trop d'encombre. Ça va pas être facile de re-rentrer dans la chambre. Mais c'est pas grave. J'entend du bruit dans la chambre de mes parents. Je m'approche et, même si je sais que c'est mal, j'écoute à la porte.

- C'est pas possible ! Y a sûrement une erreur ! C'est mon père qui parle.
- Ils se sont pas trompé. J'ai même vérifié leur dossier médical. Il sont né dans le même pays, dans la même ville, dans le même hopital, le même jour, la même heure, à quelques minutes de décalage. Et l'autre enfant a été mis sous la garde de Cassandra Freitisch.
- Comment c'est possible ? Je l'aurais reconnu quand même ! Depuis quand as tu pensé à ça ?
- Depuis le début. Ils avaient les même attidutes, la même façon de faire les choses, et ils se ressemblent tellement...
- Qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse ?
- D'adord, j'ai autre chose à te dire. Ça va te faire un choc. Mais tu dois le savoir. Ils sont ensemble.
- QUOI ??? Mais... Mais c'est... C'est de l'inceste !
- Ils ne le savent pas.
- Même ! Ce sont deux hommes !
- Matt', s'il te plaît, arrête avec ça. Ce sont tes fils. Accepte le. S'il te plaît.
- Et comment va-t'on leur dire ?
- Ça, tu dois le voir avec Cassandra.
- Je ne veux plus qu'ils se revoient. Je vais faire déménager de force Cassandra et Tom. Ils ne pourront plus se voir. Et ils ne sauront rien de leur fraternité.


J'arrête d'écouter. J'en peux plus. J'aurais pas dû sortir de cette chambre. Maintenant, y a plus qu'un truc qui me tourne en tête. Tom. J'aime Tom. Je sors avec Tom. J'ai couché avec Tom. Mais Tom est mon frère. C'est de l'inceste. L'inceste est interdit par la Loi. Je peux pas continuer avec lui. Mais je l'aime. Qu'est-ce que je dois faire ? Et qu'est-ce qu'il ferait, lui ?
Je suis assis en boule par terre, contre le mur. Je pleure. Je pleure beaucoup. J'arrive pas à m'arrêter. Trop d'informations à la fois.
Toute ma vie, on m'a caché mon frère jumeau, toute ma vie, j'ai vécu sans une partie de moi. Maintenant, je comprend mieux le sens de ce rêve que je faisais sans cesse. Cette solitude au fond de moi que je n'ai pas quand Tom est avec moi. L'impression d'être enfin moi quand je suis avec lui.
Pourquoi la vie est-elle comme ça ? Qu'ai-je fait pour mériter ça ? La seule chose dont j'ai envie là maintenant, ce sont les bras de Tom. Mais je sais pas comment m'y prendre quand je le verrai. Est-ce que je dois lui dire que c'est mon frère ? Oui. Je peux pas lui cacher un truc comme ça.
J'entend la poignée de la porte tourner, mais je ne pars pas. Mes parents sortent et me voient près de leur porte. Ils se doutent que j'ai entendu ce qu'ils ont dit. Ma mère s'accroupit et me serre dans ses bras. Je me laisse faire, j'ai pas la force de protester. Mon père, lui, n'a pas la même attidude. Il me regarde de haut, comme si je n'étais qu'une sous-merde. Comme si je n'étais qu'un mec qui baise son frère. Et c'est ce que je suis. Je sais plus quoi penser. On peut pas faire ça.
Mais en même temps, c'était le meilleur moment de ma vie. Et je veux pas que ça s'arrête. Je veux pas être séparé de lui. Je veux pouvoir le voir, lui parler, le toucher, le prendre dans mes bras, lui dire que je l'aime, dormir avec lui, l'embrasser, lui faire l'amour, et ce tous les jours. Je veux vivre toute ma vie avec lui. Et mourir avec lui. Parce que je l'aime.

- J'ai du travail. Je vais rentrer ce soir. Bonne fin de journée.
- À ce soir Matt'.


Mon père descend les marches de l'escalier. Quelques minutes plus tard, j'entend une voiture démarrer. Je suis resté je ne sais combien de temps dans les bras de ma mère, à pleurer tout ce dont je suis capable. À un moment, elle me soulève et m'emmène dans ma chambre.

- Je te dois des explications, je crois.
- Ui...
- Bien. Ton père à rencontré Cassandra, il y a maintenant près de 20 ans. Quand elle est tombée enceite, Matt' m'a rencontré. Il était amoureux de moi. Il a lâché Cassandra, et, quand vous êtes nés, Tom et toi, il est allé lui rendre visite à l'hopital pour prendre l'un de ses enfants. Parce que moi, je ne peux pas en avoir.
- Pourquoi me l'avez vous caché ?
- C'est ton père qui te la caché. Je ne sais ça que depuis ce matin.
- Qu'est-ce que je dois faire ? Tu peux pas imaginer à quel point j'aime Tom... J'peux rien faire sans lui. J'ai besoin de le voir et le toucher...
- D'abord, on va aller chez lui. Ok ? Et tu va commencer par lui raconter ce que je viens de te dire. Moi j'irai parler à ta mère.
- Okay'...


Nous nous dirigeons vers le garage en silence. On monte dans la voiture.
Je suis mort de peur. Comment je vais lui dire ça moi ? ''Hey Tom, tu savais qu'on est frère ?'' Moi j'trouve que ça l'fait pas. Moi même je sais pas comment le prendre. Quand je le verrai, je dois l'embrasser, le prendre dans mes bras ou lui serrer la main ? Comment on doit se comporter avec son frère ? Et lui, comment va-t'il le prendre ? Il va l'accepter ou alors il ne voudra plus me voir ? Il va vouloir arrêter notre relation ? Ou va-t'il s'en foutre royalement ?
Nous arrivons devant l'immeuble de Tom. Je stresse de plus en plus. Je redoute le moment où je serai en face de lui. Mais il faut bien que j'affronte la réalité en face. J'ai un frère, mais nos liens sont plus que fraternels. Après ce qu'on a fait, on ne peux plus faire marche arrière. On s'aime et on se l'est prouvé. C'est irréversible. Mais on peut toujours faire semblant. Tellement de gens font semblant de s'aimer ou de se détester. Mais ces deux sentiment sont tellement proche qu'on aurait même du mal à faire la différence. On monte les escaliers et on arrive devant la porte de l'appartement de Tom. J'approche ma main de la sonnette. Je bug quelques secondes. Quand la porte s'ouvrira, ma vie va changer. Ce sont ma mère et mon frère que je vais voir. Rien ne sera pareil. Tout sera différent. Tout va changer. Mais je ne veux pas que ça change. Je ferais n'importe quoi pour retourner en arrière, quand tout allait bien. Je ferais n'importe quoi, pour retourner dans un de ces moments magiques avec Tom, quand il n'y a que nous deux, quand le temps semble s'être arrêté, quand nous sommes dans notre bulle, quand rien ne peut nous atteindre. Je voudrais tellement être là maintenant.
La main de ma ''mère'' devance la mienne et appuye sur la sonnette. Je sens les larmes me monter aux yeux. Je vais pas le supporter. Quelqu'un approche de la porte et l'ouvre. C'est Tom. Dès qu'il me voit, il me saute au cou et m'embrasse. Toutes mes peurs partent en un instant. Il ne le sait pas encore. J'en profite. C'est peut-être la dernière fois qu'il sera si près de moi. Ma belle-mère rentre dans la maison. Tom fait de même san me lâcher pour autant. Il nous dirige vers le salon. Nous nous asseyons et il passe ses mains dans mon cou. Je sens mes larmes couler sur mes joues. J'ai sans cesse besoin qu'il soit là, tout près de moi. Je sais pas comment j'ai pu supporter de vivre sans lui pendant 17 ans. Je sais pas comment c'est possible. Depuis que je le connais, je peux plus me passer de lui. Quand il est là, il y a un poids en moins sur moi. Je me sens libre. Je peux enfin être moi sans avoir peur ou honte. Je sais qu'il ne me jugera pas. Mais c'est mon frère. Je suis en train d'embrasser mon frère. Et je me rend compte que ça ne me dégoute pas du tout. Loin de là. Pourquoi ne pourrait-on pas aimer un membre de sa famille ? L'amour n'a pas de règles. Mais alors pourquoi y a t-il des interdits ? J'entend vaguement les deux femmes parler. Tom se sépare doucement de moi. Il ma regarde dans les yeux, puis me demande :

- Pourquoi tu pleures ?


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Alors... Je sais, j'suis sadique... La réaction de Tom sera dans le prochain chapitre, ou alors dans deux chapitres... Ouais, j'en suis capable. Meuh j'suis pas si méchante.
Donc, dans ce chapitre, c'est entièrement le point de vue de Bill. Il se répète souvent, je sais. Mais c'est fait exprès. Il y a beaucoup de texte et presque pas de dialogue. J'espère que ce chapitre vous a plu, parce qu'il ma fallu trois jours pour l'écrire -_-'. J'ai assez difficile à faire passer le sentiment de Bill, tout d'abord parce qu'il est confus, puis parce qu'il est compliqué >_<. J'sais pas quand je mettrai la suite, mais j'espère que ce sera plus vite que maintenant =).
Puis, Naoual, s'il te plaît, nie moi. Fais comme si j'existais pas. Ce sera mieux pour nous deux.
Sur ce,

Bisous,

Naka <3

EDIT : Désolée mais j'viens d'y penser, mais mercredi en cours de religion y a le prof qui a écrit un truc au tableau et ça m'a fait trop marrer.
Alors :
"La conception trinitaire de la divinité"

[C'est censé être Le Père, Le Fils et Le Saint-Esprit hein]
[Et moi évidement, j'm'imagine Bill, couché sur un lit, avec Tom qui l'embrasse, le masturbe et le pénètre x)]
J'était littéralement petey de rire, et personne a compris pourquoi. Alors j'dit Merci à mon prof de religion, qui me donne de très bonnes idées. J'ai jamais autant aimé un cours. Merci du fond du coeur. Vraiment. [Surlignez les gens]

Naka <3

RE-EDIT : la suite est en cours d'écrivationnage, elle sera peut-être la demain. Elle est assez longue, mais y beaucoup de texte, et presque pas de dialogue. Mais pour la réaction de Tom, faudra encore un peu attendre...

Bisous,

Naka <3

[Pix : Les fleurs qu'il y a au pied d'une Église de Bordeaux (J'sais, j'suis chiante avec cette ville, mais j'ai passé une demi-heure à chercher une photo, donc j'en ai eu marre et j'ai mis ça)]

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# Posté le dimanche 13 mai 2007 10:05

Modifié le mercredi 16 mai 2007 17:03

..::Chapitre XIII : Visite hospitalière::..

..::Chapitre XIII : Visite hospitalière::..
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Rappel :

Naration

Bill
Tom
Ann
Maria

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Visite hospitalière


- Pourquoi tu pleures ?
- Je... Je t'aime Tom... Tu peux pas savoir à quel point je t'aime ! Je ferais n'importe quoi pour qu'on reste ensemble... J'te le jure...
- Mais Bill, qu'est-ce qu'il y a ?
- Dis moi que tu m'aimes Tom... S'il te plaît... Dis moi que tu seras toujours là pour moi et que t'es prêt à tout supporter... Dit moi que tu m'aimes...
Ce que disait Bill n'était plus qu'un murmure à présent.
- Je t'aime Bill. Et jamais je te quiterrai. Je te le jure. T'es tout pour moi...
- Je... Tom... On... On est frères.
Il éclata en sanglots dans mes bras.

C'est normal que ça bug là haut ? Pourquoi il me dit ça ? Quand je tourne les yeux vers ma mère, elle me lance un regard d'affirmation. Et là, tout d'un coup, tout s'écroule. Toute ma vie. Je comprend plus rien. Tout à perdu son sens. Il est là, dans mes bras, à pleurer toutes les larmes de son corps. Et moi j'ai aucune réaction. J'suis comme un poteau dans le canapé du salon.
Les deux femmes nous regardent. Me regardent. Elles attendent une réaction. Mais j'suis pas en état de réfléchir là.
Je me lève doucement, laissant Bill s'appuyer contre le dossier du canapé. Il se rend bien vite compte que je ne suis plus là, mais pour le moment, j'm'en fou. J'vais dans la cuisine et me sers un verre d'eau. J'ai les mains qui tremblent. J'arrive à peine à verser l'eau dans le verre. J'amène le verre vers ma bouche, et fais couler le liquide dedans. J'me sens pas bien. Pas bien du tout. Je sais même pas pourquoi. Pourtant c'est pas la fin du monde !
Sauf que j'me rend compte que j'suis amoureux de mon frère. Putain c'est pas possible ! J'ai fait l'amour à mon frère. C'est pas possible. Je rêve. Oui, c'est ça, je rêve. Nan, je fais un cauchemard. Je vais me réveiller, et Bill sera à côté de moi dans mon lit. J'ai la tête qui tourne. J'en peu plus. Je sens le verre m'échapper des mains, et tomber par terre. Il se fracasse en milles morceaux. Mes jambes ont du mal à tenir, et je me sens tomber sur le sol froid de la cuisine. Je me souviens juste de quelqu'un qui a crié mon nom, puis plus rien.


Putain Tom ! Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi il est partit d'abord ? J'entend un bruit. Je vais voir à la cuisine et le vois par terre, inconsient. Ou pire, mort. Noon ! Ma mère vient, et dès qu'elle le voit, elle appelle les urgences.
J'me souviens plus vraiment de ce qu'il s'est passé. Je pleurais, je tremblait, j'avais peur pour Tom. Ils l'ont emmené à l'hopital. Moi je suis rentré chez moi. J'me suis directement enfermé dans ma chambre.


Je sens un truc qui vibre dans ma poche. J'ai un nouveau message. Je l'ouvre.

De : Bill
Message : Viens à la maison s'il te plaît. J'en ai besoin. J'me sens pas bien du tout. J'ai besoin d'aide. S'il te plaît. J'sens que j'vais faire une connerie.

Ça à l'air grave. Déjà qu'il était pas en cours ce matin. Tant pis pour le cours de sciences. J'vais chez lui. Je me dirige vers les parkings, quand je croises des amies.

- Tu vas où Ann ?
- Un pote a des problèmes. Il faut que j'y aille. À demain sans doute.
- Ok, à demain.


Je monte dans ma voiture et insère les clés. Je roule le plus vite possible jusqu'à chez lui. Quand j'arrive devant sa maison, je gare ma voiture dans les graviers, devant les portes du garage. Je sors de l'auto, et vais sonner à la porte d'entrée. C'est sa mère qui ouvre la porte.

- Bonjour jeune fille. Que puis-je pour vous ?
- Je voudrais voir Bill. Il m'a envoyé un message. Je suis une amie à lui.
- Heu... Il est dans sa chambre. Tu connais le chemin je suppose.
- Non. Je ne suis jamais venue ici.
- Ah, d'accord. Je vais vous y conduire.
- Appelez moi Ann.
- D'accord, Ann.


Elle entre dans le vestibule. Je la suis. Elle monte la cage d'escalier, puis tourne à gauche. Elle toque à une porte.

- Bill, une certaine Ann voudrait te voir.
- C'est ouvert.
Sa voix est sanglotante.

Je n'ai vraiment aucune idée ce qu'il se passe. Sa mère ouvre la porte pour me laisser enter, puis la referme. Je le vois couché à plat ventre dans son lit, la tête dans l'oreiller, en pleurant. Je l'avais déjà vu faible, mais pas à ce point là.
Tout est en désordre dans sa chambre. Des tiroirs ouverts, des vêtements par terre, una valise ouverte. Tout est encore dedans. Je ne sais pas où il à été.
Dans la salle de bain, il y a une chaise dans la douche. Et une plaque du plafon enlevée. Qu'est-ce qu'il a fait ? Je m'approche et m'assois sur le lit, à côté de lui. Je lui caresse calmement le dos.

- Que se passe t-il Bill ?
- Je sais pas, je sais plus... Je voudrais tellement retourner en arrière, quand tout allait bien... Je l'aime tu sais ?
Il parle de Tom là. Je vois pas de qui d'autre il pourrait parler comme ça.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Il... Il est à l'hopital. Je sais pas s'qu-il s'est passé. Il s'est évanoui. Et... c'est mon frère.
Il éclate en sanglots en prononçant cette phrase.

Je comprend pas. Alors Tom serait son frère ? Mais pourquoi ? Je sais pas. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il ne ment pas. Apparament, il l'a appris de façon assez brutale. Et Tom aussi. J'vois pas pourquoi il se serait évanoui sinon. Je sais vraiment pas quoi faire. Je sais même pas comment ils le prennent, eux.
Je n'aime pas me sentir impuissante face à certaines situations. J'aimerais dire quelque chose pour le réconforter, pour lui faire du bien. Rien ne sors de ma bouche. Mais c'est peut-être parce qu'il n'y a rien à dire. C'est comme ça. Si ils s'aiment vraiment, ils surmonteront sûrement cette épreuve. Mais ils auront sans doute besoin d'aide. Je suis là.


- Tu veux qu'on aille à l'hopital ?
- Je... je sais pas. Je sais pas quoi faire. Je sais pas ce qu'il en pense.
- Alors on va aller le voir. Avec un peu de chance, tu pourra lui poser la question.
- Okay'.


Elle se lève. J'hésite à la suivre. J'ai peur de savoir dans quel état il se trouve. J'ai surtout peur d'affronter la réalité.
Là, comme ça, j'ai l'impression que je peux encore passer à côté, comme si ce n'était qu'une mauvaise passe de ma vie. Comme si ce n'était pas encore vraiment vrai. Comme si on pouvait encore changer l'avenir.
Mais l'avenir dépent du passé. Et le passé est inchangeable. Ce qui est fait est fait. Alors à quoi bon vouloir fuir, alors que la vérité est là, irréversible ?
Parce que j'ai peur. Je suis terrorisé. J'ai peur de ce frère, alors que j'aime cet amant. Pourtant ils ne sont qu'une seule et même personne. C'est peut-être ça qui me fait peur, que ce soit la même personne. J'aurais voulu avoir deux personnes différentes. Ça aurait été plus facile. Mais n'a t-on pas toujours dit :''Le bien ou la facilité'' ? C'est un choix bien difficile.
Mais moi je n'ai pas le choix. Je n'ai plus le choix. Parce que je l'aime et jamais ça ne pourra changer.
Je me lève finalement. Je sors de la chambre et descend les escaliers. On monte dans sa voiture après qu'elle ait demandé les coordonées de la chambre à Caroline, ma belle-mère. Je m'assois dans la voiture. Je tremble. J'veux pas le voir. J'ai peur. J'veux pas. Mais la voiture démarre quand même.
Tout le trajet se passe en silence. Elle n'ose pas dire un mot. Elle ne sait sans doute pas quoi dire. Pourtant, c'est dans ces moments là que j'aimerais être soutenu, ou avoir quelqu'un qui me parle de la pluie et du beau temps pour me faire oublier. Mais aucun son ne sors de sa bouche. Avant, je ne voulais pas qu'elle me parle, qu'elle me pose des questions. Et juste quand elle se tait, c'est ce dont j'ai besoin. La vie est mal faite.
Je me demande à quoi pense Tom. S'il est encore en état de penser. Je me demande s'il pense à moi. Si je suis toujours aussi important à ses yeux. Je me demande s'il m'aime encore. Je me demande comment il va réagir. Va-t-il le prendre mal ? Ou alors va-t-il s'en foutre ? M'aime t-il autant qu'il me le dit ? Tient-il vraiment à moi ? Pourquoi la vie est-elle aussi compliquée ? Je venais à peine de me sentir mieux, qu'une nouvelle comme celle là arrive tout d'un coup. Sans nous laisser le temps de nous préparer. Même si c'est innévitable, je voudrais retourner dans le temps, pour pouvoir m'adapter. Pour pouvoir m'entrainer à vivre avec. Je sais pas ce qu'on va faire. J'peux pas m'arrêter de l'aimer. Mais notre relation peut s'arrêter là. Quelques mots suffisent à tout casser. Mais se serait d'autant plus dur que c'est mon frère, et que je ne supporterais pas de le quitter.
Je vois l'hopital apparaître devant moi. Nous sommes arrivés. Je n'ai pas d'autre choix que celui de suivre Ann. J'ouvre la portière de la voiture et sors de celle-ci. J'inspire un bon coup, puis la suis vers les portières, à l'entrée de l'hopital. Ann va se renseigner au guichet. Elle me rejoind quelques instants plus tard.
Je regarde dans le vide. Je n'ai plus aucun sentiment en moi. J'ai appris trop de choses à la fois, et j'ai trop réfléchi. Je suis Ann sans savoir où elle va. Elle appelle l'ascenseur. J'suis tellement dans les vapes que j'en oublie même ma claustrophobie. Ouais, j'suis claustrophobe. Mais là, j'me suis à peine rendu compte que j'étais dans un ascenseur.
On arrive à un étage. Je ne sais pas lequel. Peu importe. C'est seulement au moment où nous arrivons dans un couloir de chambres que je me rends compte que je vais revoir Tom.
J'ai encore plus peur. Peur de l'état dans lequel il est, et la façon dont il aura pris la nouvelle. J'veux pas qu'il le prenne mal, j'veux pas qu'il arrête. J'ai besoin de lui. Pourquoi cela devrait être différent, après tout ?
On m'a appris que l'inceste n'était pas bien. Ok. Mais pour quelle raison ? Parce que les enfants pourraient être mal-formés ? Mais Tom et moi ne pouvons pas avoir d'enfants. Alors est-ce que c'est encore si grave ? Beaucoup de gens diraient oui. Parce que nous sommes deux garçons. Moi, je ne vois pas le problème.
Un an plus tôt, j'aurais été dégoûté. Mais Tom a tout changé en moi. Je me suis découvert une nouvelle personne. Et je la préfère largement à celle qui m'habitait avant.
Nous arrivons devant une chambre. Je ne cherche pas à en connaître le numéro. Pourtant il est juste en face de moi. Ann toque à la porte. Un homme à la voix grave lui autorise d'entrer dans la pièce. Elle ouvre la porte tout doucement et se faufile dans le local. Je la suis.
Quand je vois Tom, j'ai un choc. Il est couché dans son lit, inconsient. Un tube sors de sa bouche, et une machine affiche sa fréquence cardiaque. J'ai peur. Peur pour lui. J'veux qu'il se réveille.

- Vous êtes de la famille ? C'est le médecin qui nous pose cette question.
- C'est son frère.

Ouais, j'suis son frère. Putain. J'ai un frère. Ça fait bizarre tout d'un coup. J'ai un frère. J'suis pas enfant unique. C'est étrange de penser ça.

- Mr. Tom Freitish a eu une insufisance respiratoire. Elle a été la cause d'un grand stress. Nous ne savons pas quand il va se réveiller. Nous le garderons le temps qu'il faudra. Je dois y aller. Si vous avez un problème, vous pouvez appuyer sur la sonette, à gauche du lit. Une infirmière viendra. Bonne fin d'après-midi.
- Aurevoir Monsieur.


Waw, c'est déjà presque le soir. J'm'en suis pas rendu compte. Le temps peut passer vite quand même.
Je m'approche du lit et regarde Tom. Même comme ça, il est beau. Il a l'air paisible. Je rejoind ma main sur la sienne. J'aime ce contact. Dès que je touche n'importe quelle partie de Tom, je me sens mieux. Ça me détend. Je me sens plus léger. Comme si un poids s'enlevait de moi. Et j'aime ressentir ça. Ce contact, cette chaleur. C'est tellement bon. Ça fait tellement de bien. Je ne pourrai jamais me lasser de ça. C'est impossible. C'est comme une drogue. Quand on a commencé, on ne peut plus s'arrêter.
C'est décidé, je resterai avec lui. Même si on doit tout surmonter. À deux, rien n'est plus fort que nous. Quitte à devoir déménager. Je m'en fou. Je le veux lui, et c'est tout. C'est la seule personne que je veux voir tous les jours. Je l'aime. C'est tout.


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Alors... Pour Tom, vous allez devoir attendre ! [Sadique je sais =p] C'est un chapitre assez long je trouve, mais je sais pas si il est vraiment bien. Comme j'l'avais déjà dit, y a pas beaucoup de dialogues, et beaucoup de texte. Je sais pas si ça donne bien. Donnez moi vos avis x).
Bon, donc le chapitre suivant est pas encore écrit, normal vu que je viens de finir celui-ci. Et j'ai un exposé mardi sur un livre que j'ai pas encore commencé, donc ,j'vais m'y mettre. Et comme c'set bientôt les exams, j'vais rentrer en blocage dans pas longtemps, et ça veut dire presque plus d'ordi. Et je serai partie tout le mois de juillet. [J'vais essayer de convaincre mon père d'prendre son ordi portable mais j'promet rien T__T]

Bisous,

Naka <3

[Pix : L'hopital Ste Justine, à Montréal (merci pour l'info XBill-yaoi-TomX T__T)]

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# Posté le jeudi 17 mai 2007 09:13

Modifié le vendredi 18 mai 2007 06:09

..::Marre de devoir mettre un titre >_<::..

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Hellow ! Alors juste un article pour dire que... Ben... La suite est pas encore écrite. -_-" Mais c'est parce que j'vien d'acheter le dernier Dream Up qui vient d'sortir aujourd'hui [Ben ouais, j'suis belge, et y a une semaine décalage pour la sortie des magazines >_<] et j'me suis lancé dans un OS. Mais moi j'vous dis qu'ils sont totalement fou : 3000 mots ! Comment on peut faire une fic digne de ce nom avec 3000 mots ! Moi il me faut plus. Bref. J'vais essayer de condenser. J'la mettrai peut-être sur le blog. Je verrai.

Naka <3

EDIT : Hey x)

Bon, alors, plusieurs choses à vous dire.

TOUT D'ABORD, comme les examens approchent, j'vais devoir bloquer. Ca veut dire que j'serai plus autant sur l'ordi qu'en temps normal.

HEUREUSEMENT, j'ai fini les cours à la mi-juin. Donc pendant ce temps là, j's'rai souvent d'vant l'écran.

ENSUITE, j'pars en vacances tout le mois de juillet. J'ai scié mon père pour qu'on prennent l'ordi portable, mais il a pas voulu. Si y a pas de cyber-café dans l'coin où on va, vous aurez pas de nouvelles de moi. Sauf si j'laisse mon blog à quelqu'un d'autre en attendant.

AUSSI, cette fic va bientôt se terminer. C'est pas que je n'l'aime pas, mais c'était prévus comme ça, et j'ai pas envie de changer.

MAIS, pour votre plus grand bonheur <3, une nouvelle fic commencera bientôt. Elle sera différente, tout en restant made by me xD. Y aura aussi l'OS de Dream Up qui pointera l'bout d'son nez d'ici pas longtemps. Seul problème : j'ai trop de mots. 3291. Faut qu'je raccourssise.

Bon, vais ESSAYER d'réviser,

Naka <3

PS : Bon voyage Nat-su ^^ J't'aiiimeuuhh <369


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# Posté le samedi 19 mai 2007 11:24

Modifié le lundi 21 mai 2007 12:11

..::Chapitre XIV : C'est fini ?::..

..::Chapitre XIV : C'est fini ?::..
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Rappel :

Naration

Bill
Tom
Ann
Maria

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C'est fini ?


Je suis en route pour l'hopital. La mère de Tom m'a appelée pour me dire qu'il y a été emmené. Il s'est évanoui. C'est tout ce que je sais. Sa mère avait quand même l'air inquiète. Elle m'a rapidement donné le numéro de la chambre, puis a raccroché.

Ça fait un quart d'heure que je roule. J'arrive devant le bâtiment. C'est dingue comme c'est grand, un hopital. J'ai toujours détesté y aller. Je sais pas pourquoi, j'me sens pas très à l'aise là dedans. Mais j'y vais pour Tom. Je sais pas ce qu'il s'est passé, mais ça a pas l'air de n'être rien.

Je prend l'ascenseur et marche dans un couloir. J'arrive devant la bonne porte. Je l'ouvre. Je vois Bill, assis sur le lit, à côté de Tom. Il le tient tout contre lui. Il y a aussi Ann, assise sur une chaise, un peu à l'écart.

Je vais vers Bill et Tom, et caresse doucement le dos de l'androgyne. Il ne réagit même pas. Mais il sait que je suis là.
Je me dirige ensuite vers Ann, et m'assois sur ses genoux. J'entoure son cou avec mes bras, et lui fais un petit bisou. Nos lèvres sont simplement collées l'une à l'autre, mais nous ne bougeons pas. J'aime ressentir ça. La savoir si près de moi. Nous finissons par nous séparer et elle m'explique tout.
Alors comme ça Bill et Tom seraient jumeaux ? Elle m'a dit aussi qu'on ne savait pas combien de temps il resterait comme ça. Pas trop longtemps j'espère.

Ça me fait bizarre. Ils sont jumeaux. Ils sont ensemble. D'accord, ils ne le savaient pas. Mais quand même. C'est spécial. On fait pas ça entre frères d'habitude. J'avoue que ça me dérange un peu. Mais le principal, c'est que Tom soit heureux. Et s'il l'est avec Bill, alors je ne lui repproche rien.
Tellement de choses se sont passées depuis ces quelques semaines. J'ai l'impression que plus de choses se sont passées que durant plusieurs années de ma vie.
Quand j'y pense, il y a encore quelques semaines, Tom était le genre de personne solitaire qui a du mal à se confier. Maintenant, il partage tout avec une personne qu'il aime plus que tout, comme il dit.
Et Bill. Ann m'a dit que Tom l'avait complètement changé. Qu'il était passé de la personne dûre, méchante et inaccessible à quelqu'un doux comme un agneau. L'influence que l'on peut avoir sur des personnes m'étonnera toujours.

Les parents des jumeaux entrent dans la pièce. Ils ont une mine dépitée. Je ne sais pas trop comment le prendre. Bill les regarde, apeuré.

- Le médecin nous a parlé. On ne sait pas trop comment vous l'annoncer, mais... Plus le temps passe, moins il a de chance de se réveiller. Personne ne sait vraiment ce qu'il s'est passé. La fin de la phrase de Cassandra se termina dans un sanglot.


Bill se retourna vers son frère et le pris dans ses bras, tout contre lui. Il lui tenait la main droite. Il lui murmura à l'oreille :

- Tom... Tu peux pas me laisser là... Pas maintenant... S'il te plaît... Pars pas... Reste avec moi... J'peux pas vivre sans toi. Je t'aime... La vie ne serait plus pareille sans toi. Ce serait pas une vie. Reste pour moi s'il te plaît... Il éclata à son tour en sanglots, dans le cou de Tom.


Tu peux pas me faire ça Tom. T'as pas le droit. Pas maintenant. Je tient tellement à toi. Je t'aime tellement. Y a tellement de choses qu'on a pas encore pu faire. Y a encore tellement de choses à voir. Tellement de choses à découvrir. Tellement de gens à rencontrer. Tellement de choses à vivre.
Si tu me laisses là, je ne ferai pas toutes ces choses. Parce que sans toi, ça n'en vaut plus la peine. Parce que sans toi, je ne pourrai rien voir. Parce que sans toi, je ne veux rien découvrir. Parce que sans toi, je ne veux voir personne. Parce que sans toi, je n'ai pas envie de vivre. Parce que sans toi, je ne peux pas vivre. Parce que la vie n'est pas la même sans toi. Parce qu'on a vécu tellement de choses ensemble. Parce que je veux pas te perdre.

Tu m'entends ? A-t-on vraiment ce lien que les jumeaux disent avoir ?
À mon avis, oui. Pourquoi ? Parce qu'il y a tous ces jours où je me sentais mal, alors que tout allait bien. Parce qu'il y a cette sensation de n'être jamais seul. Mais parce qu'il y a cette sensation d'avoir été séparé d'une partie de soi. Parce que cette blessure ne guérira jamais vraiment. Parce qu'elle est trop profonde. Parce qu'on a trop à rattraper. Parce qu'on a trop perdu de temps. Parce qu'on se ressemble. Mais parce qu'on est différents. Parce qu'on s'aime, et qu'on se hait.

Oui, je te hais. Je te hais, parce que tu es dans ce lit d'hopital. Je te hais, parce que tu as fait un malaise. Je te hais, parce que tu es mon frère. Je te hais pour tout ce que tu me fais endurer.

Je te hais parce que je t'aime.

Je t'aime parce que je te hais.


Je t'aime parce que tu es Tom. Je t'aime parce que tu es la seule personne qui me comprenne. Je t'aime parce que tu es mon frère. Je t'aime parce que personne d'autre ne peut t'aimer. Je t'aime parce que tu m'a redonné le sourire. Je t'aime parce qu'il n'y a que toi qui me fais cet effet. Je t'aime parce qu'il n'y a que toi qui m'aime. Je t'aime parce que je ne sais aimer que toi. Je t'aime parce que je veux t'aimer.



¨´*·~-.¸¸,.-~*´¨¯¨´*·~-.¸¸,.-~*´¨


Cela fait maintenant deux jours que Tom est dans cet hopital. Le jour se lève. Les rayons du soleil transpercent tout doucement les rideaux de la chambre. Les parents des jumeaux ont déjà perdu courage. Les deux filles ont encore une petite lueur d'espoir dans leurs yeux. Bill, lui, passe toutes ses nuits dans le lit de Tom. Il ne le lâche pas. Il ne veut pas le lâcher. Il ne peut pas le lâcher. Il se sent coupable. Il ne sait même pas pourquoi.

Il sait que Tom va se réveiller, parce que Tom doit se réveiller. Parce que ce n'est pas possible autrement. Parce que ce genre de malheur n'arrive qu'aux autres. Parce que ça ne peut pas arriver à Tom. Parce qu'il ne veut pas que ça arrive à Tom. Parce qu'il tient trop à lui. Parce que Tom ne peut pas mourir. Parce que c'est comme ça.

Mais la vie n'est pas toujours comme on l'imagine. La vie n'est pas toujours rose. La vie apporte parfois des malheurs. La vie n'est pas toujours comme on la veut. La vie est difficile, elle nous teste. Elle teste nos limites. Elle regarde à quel point on tient à elle. Elle n'apporte pas toujours des cadeaux.

En faite, c'est comme un jeu. Si tu perds la partie, c'est que tu n'étais pas assez fort. Mais c'est un jeu qu'on ne joue qu'une fois. C'est un jeu dangeureux. Certains perdent contre leur volonté, d'autres se poussent à perdre, en ont marre. Et ces personnes ont toujours une raison. Tom n'a jamais demandé à être dans ce lit d'hopital. Mais cela fait partie des règles du jeu.

Bill espère toujours autant qu'il va revenir, mais les médecins sont de plus en plus septiques. S'il ne se réveille pas bientôt, ils ont peur qu'il ne soit trop tard. Mais l'espoir fait vivre. Alors, il faut garder espoir.

Bill ne va plus en cours, il reste tout le temps avec Tom. Il passe ses journées contre son corps, à respirer son odeur. Il se colle contre la personne qu'il aime. Il lui murmure des mots doux, des encouragements, et lui dit qu'il l'aime.

Une larme se ballade toujours sur sa joue. Mais jusqu'ici, Tom ne l'a toujours pas essuyée. Il n'a toujours pas bougé. Il n'a toujours pas dit un mot. Aucun geste, aucun signe de vie. La seule chose qui prouve qu'il est encore de ce monde, c'est le bip plus ou moins régulier qu'émet cette petite machine.

Même Bill ne sent qu'à peine le souffle de son amant. Même Bill a du mal à voir un signe qui montre qu'il est là. Et Bill commence à désespérer. Il a tant de choses à lui dire. Il a tant de façons de lui montrer son amour. Il voudrait encore voir ces yeux qu'il aime tant. Ces yeux qui l'ont envoûté dès le début. Ces yeux qui l'ont rendu fou. Il voudrait tellement... Mais rien ne vient.

Et pourtant, chaques secondes, il épie tout le corps de Tom, à la recherche de quelque chose qui lui permettrait d'encore espérer. Chaque secondes, il se dit qu'il y a encore un peu de chance. Chaque seconde, il se dit qu'il pourra espérer à la seconde suivante.
Mais ces secondes passent et rien ne change. Et ces secondes se transforment en minutes. Ces minutes deviennent des heures. Puis des jours.
Bill ne fait plus attention au temps qui passe. Il veux que le temps s'arrête. Pour que Tom puisse se réveiller. Parce que le tic-tac de l'horloge le stresse et le rend dingue. Parce qu'il n'en plus de voir les gens rire, s'amuser et vivre. Alors que lui ne rit pas. Alors que lui ne s'amuse pas. Alors que lui ne vit pas. Alors que sa vie est testée.

Voir Tom dans cet état le met hors de lui. Il voudrait pleurer, crier, détruire tout ce qu'il arrive à toucher. Mais rien ne sors. Il a la gorge serrée. Tout ce qu'il arrive à faire, c'est rester près de Tom, le sentir et le savoir près de lui.

Un médecin entra dans la pièce, en compagnie des parents des jumeaux. Des larmes coullaient le long du visage de la femme. Matthieu la tenait lar les épaules. Les médecins avaient, eux, une mine un peu triste.


Je comprend pas. Qu'est-ce qui se passe encore ?

- Mr. Kaulitz, nous avons une triste nouvelle à vous annoncer. Vos parents sont déjà au courant.

Je jette un regard vers ma mère. Non ! C'est pas possible ! Pourtant, c'est bien là, ancré dans ses yeux, comme une vérité éclatante. Mais j'peux pas le croire. C'est impossible. Je sens une larme couler doucement sur ma joue. Quelques secondes après, j'en sens une autre de l'autre côté de mon visage. Et une troisième suit le même trajet. Mes joues se mouillent peu à peu. Je voudrais parler, leur dire que c'est pas possible. Mais y a rien qui sort. Mes mains se mettent à trembler.

- Tom Kaulitz... ne se réveillera pas. Je suis sincèrement désolé.

Là, j'éclate réellement en sanglot, et je me jette sur Tom. Dans ses bras. Il restera vivant tant qu'il sera relié aux machines. Tout deviend flou dans ma tête et dans mes yeux. Je serre Tom le plus possible contre moi, je veux pas le perdre. J'entend vaguement mes parents parler au médecin. Ils parlent de débrancher les machine. Non ! Je me relève d'un coup, et je trouve la force de dire :

- Non ! Vous pouvez pas faire ça !
- Mais Bill, on a pas le choix ! Ça me rend triste moi aussi tu sais. Mais il restera toujours comme ça. Il ne reviendra pas. Alors autant le laisser partir.
- Noon...
J'ai du mal à parler tellement je pleure. Vous pouvez pas. Il est pas encore parti. J'veux pas qu'il parte. Je l'aime... Vous comprenez ça ?

J'en peux plus. Je me jette sur le corps de Tom et agrippe son t-shirt. Je met ma tête dans son cou et je respire son odeur. C'est la même que la première fois que je l'ai embrassé sur la joue, au pied de son immeuble. Repenser à ça me fait encore plus pleurer.

Le médecin s'approche des machines, et les débranche une à une. Je sens le souffle de Tom se rarifier. Il respire de moins en moins. Je me colle encore plus à lui. J'ai des spasmes. Il est en train de mourir. Ann et Maria ne sont même pas là. Mes parents nous regardent. Moi non plus j'arrive plus à respirer. Mais moi, je ne meurs pas. Pourtant j'aurais voullu. Son corps deviend tout doucement froid.

Je ne sais pas pourquoi, mais je rapproche mes lèvres des siennes, et les frôle. Une dernière fois. Un dernier baiser. Un dernier adieu. Un dernier contact. Un dernier signe d'amour. Juste une fois. Je me rapproche encore, et je touche ses lèvres. Je reste comme ça, simplement. Je suis tout mouillé. Mais il est là, contre moi.

Il meurt. Mais il meurt avec moi. Il n'est pas seul. Je sens son torse se soulever quelques fois, et je respire l'air qui sort de sa bouche. Peu à peu, je sens de moins en moins de respirations. Je le sens se raidir sous moi. Je voulais pas qu'il parte.

Je repense à tout ce qu'on a vécu. Tout les moment que l'on a eu ensemble, je ne pourrai jamais les revivres. Plus jamais il ne me prendra dans ses bras. Plus jamais on ne passera des journées ensemble. Plus jamais je ne passerai des nuit collé contre lui. Plus jamais je n'entendrai son rire. Plus jamais je ne le verrai heureux. Plus jamais il ne me réconfortera quand tout va mal. Plus jamais il ne sera là pour moi. Plus jamais il ne me dira ''Je t'aime''.

Pourtant, tout au fond de moi, c'est ce que j'entend se répéter. ''Je t'aime Bill. Je suis là. N'ai pas peur.'' Ces phrases se répètent en boucle. Et c'est Tom qui me les dit. J'en suis sûr.

Je viens de perdre la personne qui compte le plus pour moi, pourtant je ne me sens pas seul. Je sais qu'il est là, au fond de moi.


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Hey !

Alors, je sais, le chapitre a mis du temps à venir. Mais c'est pas facile de décrire la mort de quelqu'un. D'autant plus que j'ai perdu quelqu'un y a pas très longtemps.
J'ai pleuré en écrivant la fin du chapitre. J'me suis pas vraiment relue, parce que là j'suis en expédition sur l'ordi pendant qu'j'suis censée faire le repas xD.

Y aura un épilogue. Il est pas encore écrit, mais avec un peu de chance il sera là ce soir.
Sinon je sais pas quand, parce que j'ai examens de musique jeudi, et oral de néerlandais vendredi. Rien n'est encore prêt.

Vous imaginez pas la chance que c'est d'être française. Moi, p'tite belge toute paumée dans la capitale, ben j'ai examen CHAQUE ANNÉE.

J'vais manger,

Naka <3

[Pix : Une feuille givrée. J'sais pas pourquoi, j'trouve que ça simbolise bien le chapitre. J'crois que j'peux entrer à l'asile.]

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# Posté le lundi 28 mai 2007 14:06

..::Épilogue::..

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- Bill, réveille toi. Ils sont arrivés.

J'émerge tout doucement. J'ouvre doucement mes yeux et les lève vers le réveil. Il est 11h. Maman m'a laissé dormir tard. Pourtant, on a de la visite aujourd'hui. Mon père et sa femme viennent nous voir une fois par an, Cassandra et moi. Depuis cinq ans maintenant.

Ça fait cinq ans que je vis sans lui. Sans Tom. Il me manque énormément. Au début, ça a été dur. Surtout à l'enterrement. Il y avait toute sa classe, tout ses amis. Il en avait beaucoup en faite. Je suis resté des heures devant sa tombe à pleurer.
J'ai décidé d'aller vivre chez Cassandra, ma vraie mère. Depuis, Matthieu vient me voir une fois par an avec ma belle-mère.

Je ne vois presque plus Ann. Elle est partie vivre en France avec Maria. Elle devraient bientôt se marier. Je suis heureux pour elles. J'aurais voulu faire pareil avec Tom, mais la vie en a décidé autrement. Je me demande même parfois si ce n'est pas aussi bien comme ça.

J'veux dire, au début, c'était vraiment le cauchemard. Je pleurais tout le temps, j'allais plus en cours. Je me foutais de tout.
Mais je me suis rendu compte que je n'étais pas seul. Je ne sais pas trop comment expliquer ce que je ressens. C'est très spécial. Tom me parle. Il est dans me tête, je sais qu'il est là. Il me parle sans cesse. Mais ce n'est pas parler avec des mots. Non, c'est autre chose. Quelque chose de bien mieux.

Ce matin encore, alors que maman me réveillais, il me disait : ''Hallo Bill. T'as bien dormi ? Je t'aime...'' Et c'est comme ça toute la journée.
Beaucoup de monde me repproche d'être tout le temps distrait, mais je suis avec Tom, dans ma bulle. Rien n'a changé, en faite. Il me donne toujours autant d'amour qu'avant. Son corps n'est plus là, mais son esprit est resté. C'est toujours le même Tom.

Je me dirige vers le salon, et fait la bise aux deux invités.

- Comment vas-tu Bill ?
- Très bien. Et vous avez le bonjour de Tom.


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Voilà, comme promis, l'épilogue. Une nouvelle fic arrive bientôt, à partir du 20 juin [J'dois finir mes exams avant :s]

Naka <3

TiGrEsSe-DeS-nEiGe : Nan, la prochaine fic a absolument rien à voir avec celle-ci...

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# Posté le lundi 28 mai 2007 14:54

Modifié le mercredi 30 mai 2007 13:00