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Quand l'amour rime avec la mort
Ce qu'il s'est passé il y a quelques années était vraiment bizarre. Parfois, je crois même que j'ai rêvé. Mais pourtant, des preuves sont bien là. Ils sont dans ce cimetière, maintenant. Qui sait, ils sont peut-être mieux là où ils sont maintenant.
Les médecins n'ont jamais su expliquer ce qu'il s'est passé. Enfin, en partie. Bill est bien mort suite aux complications d'une crise d'angoisse. Et encore, les médecins ne savent pas pourquoi il l'a eue. Moi, je le savais. Il m'avait parlé. Quant à Tom, les gens disent qu'il est mort d'un accident de voiture. Ce n'est pas ça qui l'a tué. C'est quelque chose de bien plus fort.
S'ils n'étaient pas venus, jamais Georg et moi n'aurions compris. Même s'ils me manquent, je sais très bien que tout est mieux pour eux maintenant, que la vie était devenue bien trop difficile. Je vais vous raconter ce qu'il s'est passé. Cette histoire est trop belle pour être cachée.
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- Hellow Gustav ! Ça va ? Ça faisait vraiment longtemps qu'on s'était plus vu ! Georg est déjà là ?
- Ouais, il est arrivé y a dix minutes.
Je laisse entrer Bill et Tom. Ils s'intallent sur le canapé et commencent à faire la causette avec Georg. Moi, je vais dans la cuisine. Je prend quatres cocas, et retourne au salon.
- Alors, quoi d'neuf dans votre vie, les jumeaux ?
- Et bien,... Beaucoup de choses... Je les vois se faire un clin d'oeil.
Ils ont toujours été très proches. Jamais personne n'a su les séparer. En y regardant mieux, j'ai remarqué qu'ils se tenaient la main. À l'époque, je ne pensais pas que cela définissait un sentiment si fort. Maintenant, j'ai compris.
- Allez, racontez-nous !
- Ben... Notre tante est enceinte. On va avoir une cousine.
- Et puis papa a eu une promotion. Alors on devrait bientôt déménager.
- Et j'ai participé à un concours de chant. Je saurai si je suis sélectionné la semaine prochaine.
- Que de beaux projets ! N'est-ce pas Georg ?
- Ouais, c'est vrai.
Si seulement j'avais su. Mais qui pouvait savoir ? Personne n'aurait pu prévoir ce qu'il se passa quelques jours après cette conversation.
Le reste de la journée se passa assez tranquillement. Nous étions contents de nous retrouver. Bill et Tom habitaient assez loin d'ici. On se voyait environs une fois par an. Ils avaient toujours la joie de vivre. Du moins, c'est se qu'on croyait, Georg et moi.
Je les trouvais un petit peu bizarre depuis ce matin. Je sais que même si je les adorais, on ne se voyait pas beaucoup. Mais leur comportement m'avait légèrement troublé. Ils étaient tellement proches. Ils avaient l'air si innocents, si purs. Deux petits anges. C'est ça qu'ils étaient. Ils étaient tellement fragiles, et tellement forts à la fois. C'est ça qui m'avait plu dès le début chez eux. Et Georg aussi, c'est ça qu'il aimait chez eux.
D'ailleur, lui, il n'a pas supporté la mort de Bill et Tom. Je n'ai plus de contacts avec lui. Je ne sais pas où il est. Mais je crois qu'il est suivi par un médecin. Il était là quand ça s'est passé. Quand ils sont morts. Il ne m'a pas dit en face ce qu'il s'est passé, mais il a écrit un texte. Sa mère m'a dit qu'elle me l'enverrait, et je l'ai reçue il y a quelques semaine seulement. Mais ce n'est pas encore le moment d'en parler.
L'heure du dîner arriva bien vite. J'appellai les jumeaux, et allai chercher Georg qui somnolait dans la piscine. Il s'intallèrent à table. Quelques minutes plus tard, j'arrivai avec des lasagnes faites maison. Nous avions à peine commencé à manger, que Bill me parla :
- Dit, Gustav. En faite, Tom et moi, on se demandait si on pourrait pas rester un peu plus longtemps que prévu.
- Y a pas de problème. Mais pourquoi ?
- Ben... C'est compliqué.
- Allez, dites. C'est pas la fin du monde.
- Heu... Ben... Comment dire...
Tom l'arrêta en posant sa main sur sa bouche, et approcha lentement son visage du sien. Leur lèvres se scellèrent quelques secondes pour un baiser. Chaste, certes, mais rempli d'amour. Là, je me demandai comment je n'avais pas vu cette chose qui, pourtant, sautait aux yeux. Ils étaient amoureux l'un de l'autre. Après ce petit baiser, Bill reprit :
- Nos parents sont assez furax à cause de ça.
- On espère que vous ne le prenez pas trop mal. On a déjà eu assez de problèmes comme ça.
- Y a pas de problème.
Georg, lui, reste muet. Je comprend pas. Il devrait être heureux non ? Il a un regard noir. Un regard dur. Ça n'a pas l'air de l'enchanter. J'aime pas trop là. Il les fixe. Les jumeaux ne disent rien. Ils ne savent sans doute pas quoi dire. Soudain, Georg se lève, et dit :
- Donc, si j'ai bien compris, vous êtes homos ? Vous êtes vraiment dégueulasses. Entre frères en plus. J'vais me coucher. J'veux plus vous voir.
Il quitte la table sur ces derniers mots. Il monte dans sa chambre et on entend parfaitement la porte claquer.
Les jours suivants, je ne savais pas trop où me mettre. Aller chez Georg ou chez les jumeaux ? J'essayais de varier. Mais quand je m'approchais de Georg, sa réaction était toujours la même :
- Alors Georg, ça va ?
- Pourquoi t'irais pas voir tes jumeaux chéris ? Ah mais non, c'est vrai, ils sont bien trop occupés ensemble...
Ça donnait ça à chaque fois. Finalement, j'ai laissé tomber.
J'ai vu chez Bill et Tom des comportements que je n'avais vu nulle part ailleur. Ça s'était passé en fin d'après midi. Tom était dans la piscine, et Bill dans la chambre. Je suis allé voir ce dernier, profitant qu'il était, pour une fois, seul.
- Ça va, Bill ?
- Ouais...
- T'as l'air pensif.
- J'pense à Tom...
- Et à quoi exactement ?
- À tout ce qui c'est passé depuis un an.
- Tu m'expliques ?
- Ben... Avant, on était simplement des frères. Mais quand j'y pense, j'ai toujours eu besoin de lui. On se quitte presque jamais. Je dois toujours savoir où il est, ce qu'il fait. Le voir consacrer beaucoup de temps à une autre personne m'est presque insuportable. Pour nous, former un couple n'a été que la continuité de ce lien.
- Y a des choses qui ont changées depuis ?
- Ouais, beaucoup de choses. Depuis, j'ai toujours besoin qu'il soit là, près de moi. Sinon j'ai mal au ventre, mal à la gorge. J'ai l'impression qu'on me plante des couteaux dans ma chair.
Dès qu'il me touche, j'ai l'impression de voler. Tout le stress que je pouvais avoir part tout d'un coup. Il me rend heureux.
Quand on s'embrasse, il n'y a plus rien autour de nous. La vie a l'air parfaite. Et quand on fait l'amour, c'est encore plus spécial. Je le sens partout autour de moi. Je le sens partout dans mon corps. Je le sens dans mes veines, dans ma chair. Il est là, partout.
Biensûr, il y a le plaisir physique, mais celui de l'esprit est bien plus présent, bien plus fort.
Je ne supporte pas d'être éloigné de lui. Je suis fou. Il m'obsède. Je ne vois et ne réfléchis que par lui. Je ne pourrais pas vivre sans lui. S'il mourait, je mourais aussi.
C'est après quelques minutes de silence que je remarquai chez Bill quelque chose de pas très normal : il s'était mis à grelotter. Pourtant, il faisait chaud. Le soleil tapait contre la vitre de la fenêtre. Mais il avait froid. Ses lèvres et le bout de ses doigts étaient devenus bleus. Quand je vis ça, je décidai de descendre pour prendre des couvertures quand je vis Tom, endormi dans la piscine. Cela devait bien faire deux heures qu'il y était. Je descendit à toute vitesse et le réveilla. Il était gelé. Il sorti de la piscine et se sécha.
Quand je remontai voir Bill, il était tout à fait normal. Sur le coup, je n'avais pas compris. Mais maintenant, avec le recul et la sagesse de l'âge, c'est flagrant.
Autre chose d'encore plus spectaculaire est arrivé quelques jours après. Il était à peu près midi, et Tom avait décidé de nous faire à manger. Cela faisait un bon cinq minutes qu'il épluchait des carottes, quand tout à coup il cria.
- Ça va Tom ?
- J'me suis coupé !
J'acourru dans la cuisine pour voir l'état de la blessure.
- C'est assez profond...
- Montre. Bill venait d'arriver.
Là, il prit le doigt de Tom entre ses mains, et appuya un petit peu. Pas trop fort, juste une petite pression. De là ou j'étais, on pouvait voir que Tom se détendait. Pourtant, il avait eu mal. La blessure était très profonde. Bill retira ses mains, et je vis que la plaie s'était presque refermée. Je ne comprenais pas. Comment le fait de simplement toucher la blessure a pu guérir Tom ? Seuls eux le savent. Ils ont emporté le secret de cette guérison dans leur tombe.
Quelques jours plus tard, nous avions décidés, sans Georg évidement, de faire une partie de volley. Je jouais contre les jumeaux. À un moment, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais Bill hurla de douleur. Il avait du mal rattraper la balle. Toujours est-il qu'il s'était blessé le poignet.
- On devrait peut-être l'emmener à l'hopital, non ? Avait proposé Tom.
- Oui, je crois que c'est plus sûr.
Je me dirigeai donc vers Georg pour lui demander de nous y conduire, puisque je n'avais pas le permit. Ce ne fut pas facile de le convaincre.
- S'il te plaît, Georg, tu vois bien qu'il n'y a pas d'autre solution !
- J'ai dit non ! Je ne les connais plus, je t'ai dit. Ils sont comme des étrangers pour moi.
- Fais le pour moi alors. Fais ça comme si je te demandais un service. Ce n'est pas trop demandé. Juste nous conduire à l'hopital. S'il te plaît.
- Pfff, ok. Mais c'est bien parce que c'est toi hein ?
- Merci Georg.
Nous montâmes donc à quatre dans la voiture. J'était devant avec Georg. Bill et Tom étaient derrière.
Je ne comprenais pas le dégoût de Georg envers les jumeaux. Ils s'aimaient, simplement. Il n'y avait rien de dégoûtant. Ils étaient heureux ensemble, et cela se voyait.
On arriva après plus ou moins un quart d'heure de route. J'habitais en dehors de la ville, et l'hopital du coin n'était pas facilement accessible de là où nous étions. On alla aux urgences et Bill fut tout de suite pris en charge par un médecin.
Georg est reparti attendre dans la voiture. Moi, je suis resté dans la salle d'attente avec Tom. Il stressait. Il n'arrêtait pas de chipoter à son jeans, de déplacer sa casquette et de s'arracher la peau des ongles. Ça me mettait mal à l'aise de le voir comme ça. J'essayai donc de détendre un peu l'atmosphère.
- Qu'est-ce qui ne va pas Tom ?
- Je sais pas. J'me sens pas très bien. J'ai peur pour Bill.
- Ne t'en fais pas pour lui. Il n'y a rien à craindre. Ce qui lui est arrivé n'est pas grave du tout.
- Je sais. Mais savoir qu'il s'est fait mal, ça me fait du mal à moi aussi.
- Ah bon ? Raconte.
- Ben, quand un de nous deux se blesse, l'autre a mal aussi. Mais on a pas mal exactement au même endroit. C'est plus un mal être général. C'est même parfois insuportable. Alors on peut entrer dans une crise d'angoisse. Mais en général, dans ces moments là, on est dans la même pièce et on est en contact, alors ça va déjà mieux. C'est comme ça. Ça a toujours été comme ça. C'est spécial.
Ça, pour être spécial, ça l'est. Peu à peu, je le vois se détendre. Un interne arrive vers nous. Il est assez jeune.
- Messieux Kaulitz et Schäfer ? Mr. Kaulitz en a encore pour presque une heure. Il s'est foulé le poignet. Il y a beaucoup de monde, alors je vous demanderais de bien vouloir sortir, s'il vous plaît.
- D'accord monsieur. Nous reviendrons dans une heure.
L'interne hocha la tête, puis se dirigea vers une femme qui avait le bout du doigt coupé.
- Je veux pas partir.
- Voyons Tom, ce n'est pas la fin du monde. On va juste aller dans le parc, pour prendre l'air. Ok ?
- Bon, ok. Mais on reviend vite ?
- Promis.
On se leva et se dirigea vers le parc. J'apperçu Georg, adossé sur le capot de sa voiture. Il fumait. C'était un signe qui ne trompe pas : il était angoissé. De quoi ? Je ne le sait pas. Toujours est-il que j'ai préféré le laisser dans ses réflexions.
Arrivés dans le parc, on s'asseya sur un banc. Je me taisais. Il ne disait rien. Je ne savais pas quoi faire pour le détendre. Il regardait toujours sa montre. Le temps passa, jusqu'à ce qu'il se lève et me dise qu'une heure s'était écoulée.
Nous sommes rentrés dans l'hopital en compagnie de Georg. Bill nous attendait. Nous sommes ressortis directement et ce n'est qu'à mi-chemin entre la sortie et la voiture que Bill s'écria :
- J'ai oublié l'attestation du médecin ! Elle est restée a gichet du premier étage !
Sans même nous laisser le temps de réagir, Georg fit demi-tour en nous lançant un ''J'y vais'' exaspéré. Nous continuions de marcher vers l'auto lorsque Bill fit volte-face et courru vers le bâtiment. Je n'ai jamais compris pourquoi. Tout s'est passé très vite. Quelques secondes après, Tom prit le même chemin que son frère. Je restai là. Je ne comprenais pas. À peine quelques minutes plus tard, Tom resortit de l'hopital en courant. Une voiture le percuta de plein fouet. J'étais loin et je ne voyais pas bien. Des secouristes se sont précipités sur lui et l'ont ramené dans le bâtiment.
Quand J'y suis rentré à mon tour, il était déjà trop tard. Je voyais Georg, dans la salle d'attente. Il pleurait. Jamais je ne l'avais vu pleurer. Un médecin est venu me dire qu'ils étaient décédés, en même temps. Un autre médecin a emmené Georg. Je ne l'ai plus jamais revu.
L'enterrement a été très douloureux pour tout le monde. Les parents des jumeaux étaient totalement effondrés. Ils venaient de perdre leurs deux seuls fils. Quand je repense à tous les projets qu'ils avaient, ça me fait encore mal au coeur. Ce qui est arrivé était tellement bête. Tellement peu.
Mais cela démontre quelque chose que jamais la sciences n'a pu prouver. C'est une expérience spéciale.
Il y a quelques temps, j'ai reçu une lettre de la mère de Goerg. Le cachet montrait une date qui était bien loins dernière nous maintenant. Dedans, il y avait un texte où Georg racontait ce qu'il a vu :
''Depuis que j'ai su ce que Bill et Tom ressentaient l'un pour l'autre, j'ai été complètement dégouté par eux. Je ne comprenais pas comment ils pouvaient ne serait-ce que s'embrasser.
Mais maintenant, je regrette ma réaction. J'ai vécu quelque chose de totalement fou. Quelque chose qu'on ne vit qu'une fois. C'était vraiment bête. Il n'y pas d'autre mot.
J'étais évidement de mauvaise humeur ce jour là. Je me dirigeais vers un ascenseur de l'hopital pour aller chercher des papiers manquants suite à l'hospitalisation de Bill. C'est à ce moment que je le vis arriver vers moi. Il avait un regard de désolation. Il m'a dit qu'il était triste que j'eu mal pris sa relation avec son frère. Finalement, nous prîmes l'ascenseur ensemble.
À l'instant où les portes commençaient à se fermer, je vis Tom apparaître dans le couloir de l'hopital. On voyait dans son regard une lueur de peur. Beaucoup de peur. Je n'ai jamais compris pourquoi. Mais Bill, lui, l'avait compris.
Les portes se fermèrent et, dès cet instant, j'ai vu que quelque chose n'allait pas chez Bill. Il prit une teinte toute pâle, jusqu'au blanc. Il se laissa glisser le long de la paroi de la cabine. Je voyais qu'il avait du mal à respirer. Il était en train de s'étouffer. Un seul mot arrivait à franchir le bout de ses lèvres : Tom. On avait l'impression qu'il appellait à l'aide.
Quand je m'approchai de lui, il me repoussa violement. Sa peau était glaciale. Il suffoquait, et je ne savais pas quoi faire. J'étais comme pétrifié.
Puis, en un coup, j'ai vu, ou plutôt senti, que la vie le quittait. Tout doucement. Comme si elle ne savait pas quoi choisir. J'ai vu son corps se relâcher et tomber au sol.
Quand je me suis penché, en larmes, au dessus de sa tête, j'ai vu un mince filet d'eau couler de son oeil gauche. C'est le dernier signe de vie qu'il a donné.
Quelques instants après, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Tout cela n'avait durer que quelques secondes.
Pourtant, ce sont ces quelques secondes qui ont changé tout le reste de ma vie. Si j'ai écrit ce texte, c'est parce que plus jamais je n'ai adressé la parole à quelqu'un. Mais cette histoire doit être connue, car elle montre à quel point deux personnes peuvent être liées l'une à l'autre. À la vie à la mort comme on dit.
J'ai appris que Tom est mort d'un accident de voiture. Moi, je sais que ce n'est pas vrai. Il était encore en vie en arrivant à l'hopital. C'est ce lien qu'il y avait entre eux qui l'a tué. Qui les ont tués. Jamais quelque chose d'aussi fort n'a relié deux personnes. Elles ne voyaient que par l'autre.
J'ai été bête. Ce n'était que des garçons à la recherche du bonheur. Ce n'était que des garçons que la nature a séparé. Ce n'était que des garçons qui n'auraient du faire qu'un. J'ai compris maintenant.''
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Nous somme le 18 novembre 2081, il est 23h46' et moi, Gustav, je sens mes forces me quitter. L'histoire que je vous ai racontée s'est passée il y a 75 ans. Maintenant que la vérité sur cette histoire a été dite, je peux rejoindre l'au-delà la consience tranquille. À dans un autre monde...
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Hey !
J'vous l'avais promis, le voici !
J'l'ai envoyé y a quelques jours. Y a +/- 3000 mots. J'sais pas c'que ça donne, j'l'ai fait à un moment où j'allais pas trop bien. Donnez moi vos avis.
J'voudrais pousser un coup d'gueule par rapport à TH en anglais. J'sais que j'suis pas la première et que j'serai pas la dernière à le faire. Mais j'en ai besoin.
TH, j'ai découvert quand c'était pas encore connu en Belgique. TH, j'ai connu à un moment où j'allais vraiment pas bien. À un moment où j'me posais pleins de questions. À un moment où j'me demandais même à quoi servait la vie.
Et eux, ils m'ont remonté le moral. Ils m'ont montré que la vie est belle. Ils ont répondu à plusieurs de mes questions dans leur textes. J'me suis rendue compte qu'on a le même point de vue. Sans même me connaître, ils m'ont remonté le moral.
Maintenant, ils chantent en anglais. C'est même pas TH. C'est un mec qui leur fait des traductions. Le message est plus là. Ca veut plus rien dire. Je comprend pas.
Au début, j'était heureuse pour eux à l'idée qu'ils s'exportent. Mais quand je vois avec quoi, j'suis plus aussi enthousiaste. D'accord, c'est toujours du bon rock. D'accord, c'est toujours la voix de Bill. Mais ce sont pas ses textes.
La chanson qui m'a le plus accroché à l'époque, c'est Der Letzte Tag [avec sa voix aigue, puisque qu'il avait pas encore mué à l'époque où j'ai connu TH]. J'ai entendu Final Day l'autre jour. J'peux pas y croire. Ca veut plus rien dire.
C'que j'aime chez TH, c'est leur musique. Alors j'suis militante. TH en allemand, pas en anglais.
Bon, sinon, encore autre chose. J'viens d'avoir l'album de Diam's, et franchement, j'aime pas le rap. Mais Diam's, c'est pas n'importe quel rap. D'accord y a des chansons qui servent à rien. Mais y en a qui sont vraiment bien.
Par exemple : Ma France à Moi,
Car Tu Portes Mon Nom,
Marine,
Dans Ma Bulle,
T. S,
Cause à Effet
Ces six chansons sont vraiment mes coups de coeur. Les mots sont directs, vulgaires parfois, mais tellement vrais.
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