Rappel :
Naration
Bill
Tom
Ann
Maria
____________________________________________________________________________________________________
... Mais tellement semblables
- Ne m'attendez pas les filles, partez déjà, moi je vais rester encore un peu.
- T'es sûre ?
- Mais allez, laisse là tranquille, si elle veut rester, c'est son choix.
Les cours sont fini mais j'ai envie de rester encore un peu. Bon. Je vais aller à mon casier, histoire de déposer mes livres. Alors, quel casier j'ai, au faite ? Ah, le cE411. Bon, il faut encore trouver. Voilà, j'y suis. Bon, la clé maintenant. Allez, on l'ouvre et... Tiens, qu'est-ce que c'est que ça ? Un cahier, on dirait un journal. C'est bizarre... Qui avait ce casier l'année passée ? Mais,... C'était Bill !!! C'est dingue, pourquoi l'aurait-il laissé là ? Il voulait que quelqu'un le lise ou il l'a oublié ? À mon avis, il l'a oublié. Mais je vais pas lui rendre, 'fin si peut être, mais après l'avoir lu, ça me fera une occupation parce qu'ici, y a vraiment rien à faire xD. Je vais m'asseoir sur un banc, dans le jardin. J'ouvre la première page :
Le 01/09/2005 :
Salut, je m'appelle Bill. Je viens d'avoir 16 ans aujourd'hui.
J'ai acheté ce journal. Avant, je ne voulais pas en avoir. Mais quand j'y pense, ça doit être plutôt bien de pouvoir écrire tout ce que l'on a sur le coeur. Pour le moment, je ne sais plus vraiment où j'en suis. Je ne sais plus quoi penser. Ni quoi faire. Je suis complètement perdu.
Ma mère arrive, je vais te laisser. À dans quelques jours peut être...
Bill
Whaoo, j'avoue que je ne pensait pas ça de Bill... Lui qui a toujours l'air sûr de lui... Bon, je vais quand même rentrer, il commence à faire froid. Et puis le soir, y a les bourges qui viennent faire la fête dans l'école. Vous savez, le dancin', les terrains de sports, le bowling,... Bref, je vais rentrer.
[À la maison]
- Salut Ann, où étais tu ? C'est ma mère qui parle
- Je suis un peu restée à l'école, il faisait beau alors j'ai profité xD.
- Oui tu as raison, il faut profiter tant qu'il fait beau. Dit elle, contente.
- Bon, je vais monter, je suis fatiguée.
- Ok, je t'appelle pour le souper.
Je prend mes affaires et monte dans ma chambre. J'ouvre mon sac et prend le journal. Je m'installe confortablement sous les couvertures du lit et continue ma lecture :
Le 05/10/2005 :
Hello toi, ça faisait longtemps... Désolé de t'avoir laissé sans nouvelles de moi.
Au lycée, c'est comme les autres années. Tout le monde te connait, te parle, t'aime. Y a pas une journée où je suis tranquille. Je doit faire attention à tout. Un mot de travers, et toute l'école est au courant. En bref, je suis célèbre. Mais le pire, ce sont les profs. Ils sont toujours d'accord avec moi, ils ne m'engueulent jamais, ils me mettent des points que je ne mérite pas. Tout ça parce que mon père les dirigent. Non pas que ça me dérange, mais ce n'est pas juste pour les autres. Si je leur dit que la terre est plate, tous les profs de géo vont changer leur cours pour dire la même chose que moi. J'en ai marre. Marre des profs. Marre des élèves qui m'admirent, qui croient que je suis un modèle et qui veulent absolument me connaître. Marre des gens qui me détestent parce que je retiens toute l'attention, attention que je n'ai pas demandée. J'ai plus envie qu'on me montre du doigt. J'ai juste envie qu'on me laisse tranquille.
Il est tard, je vais te laisser,
Bill
Alors là, j'en croix pas mes yeux. C'est bien Bill Kaulitz qui a écrit ça, le Bill que tout le monde connaît, ou du moins croit connaître ? Bon, je vais continuer, il n'a pas beaucoup écrit dedans, alors autant terminer...
Le 02/01/2006 :
Salut toi, je vais te donner un nom. Sam, ça te va ?
Hier, c'était le nouvel an. Je déteste cette fête. C'est le seul moment de l'année où je peux voir toute ma famille. Et elle est grande. Il y avait mes parents, mes grands-parents, mes onles et tantes, mes cousins et cousines, même mon parrain, ma marraine et quelques amis proches de la famille. Heureusement que la maison est grande. Mais je ne me sens jamais à l'aise quand il y a toute la famille. Comme s'il manquait quelqu'un. Je ne sais pas pourquoi je ressens ça. Et ce n'est pas que quand ma famille est là, c'est tout le temps maintenant. Avant, j'y pensais moins. Mais à présent, je suis obsédé par ce truc. Toutes les nuits, je fait un rêve. Toujours le même. C'est assez bizarre :
''Je vois flou, je ne sais pas ce qui se passe autour de moi, mais tout est calme. Je me sens bien, une personne est avec moi. Je ne sais pas qui c'est, mais je sais qu'elle me veut du bien. Elle est là pour moi. Et je comprend cette personne. Et je croix qu'elle me comprend aussi. C'est bizarre comme sentiment. Et puis soudain, des gens commencent à crier, ils s'engueulent, se tapent, cassent des objets, et quelqu'un me prend, comme ça, et m'emmène ailleur. La personne qui était avec moi n'est plus là. J'ai très peur, et je me sens seul. J'ai l'impression d'être un inconu, un étranger. Je commence à voir net, je vois mes parents, ma famille, mais j'ai comme un vide en moi...''
Ce vide, je le ressens tous les jours, il fait partie de moi. Mais en même temps, j'ai l'impression de n'être jamais seul. Il y a comme une présence dans mon coeur. Certains jours, je me lève, et je suis heureux, je ne sais même pas pourquoi. D'autres jours au contraire, quand je devrais être heureux parce que c'est les vacances, je suis triste. Je ne sais pas non plus pourquoi. Mais j'en peux plus de vivre comme ça. Je voudrais que quelqu'un m'aide. Mais je n'ose pas le demander. Quand je dis à mon père que je ne me sens pas bien, il me dit que je doit être bien, que si je suis un homme, je doit me comporter comme tel. Mais c'est quoi être un homme ? C'est faire le dur, faire quelqu'un que rien ne peut toucher ou blesser ? Pourquoi les hommes n'auraient-ils pas le droit d'en avoir marre de la vie, marre de ne rien comprendre à celle-ci, marre de ne rien savoir contrôler ? Pourquoi les hommes doivent toujours avoir le contrôle de tout, et de ne pas pouvoir pleurer quand ils sont tristes. D'ailleur, pourquoi les hommes ne peuvent-ils pas être tristes ?
Je suis fatigué, je vais aller dormir,
Bill
Je suis sidérée. Jamais je n'avais vu Bill de cette façon. Jamais je n'aurais imaginé ce qu'il vivait, qu'il pensait ça. Les gens sont tellement différents de ce qu'on croit. Quand je pense que personne, à part moi maintenant, ne sait ce qu'il vit... Je commencerais presque à avoir de la pitié pour ce mec... Bon je vais encore lire un peu, j'ai le temps...
Le 05/04/2006 :
Hello Sam, c'est de nouveau moi.
Je me sens vraiment pas bien pour le moment, c'est encore pire que d'habitude. J'ai été à la fête de Florent, un mec de ma classe. Y avait plein de monde, c'était bourré. Avec des amis (enfin, amis...) on s'est mis à l'écart. Y avait des filles, beaucoup de filles. Toutes plus belles que les autres. Pour faire cour, ça a fini assez chaudement. Tout les mecs avaient une fille, et on s'est tous envoyés en l'air avec des pouffes. Mais c'était ma première fois. J'étais pas prêt. Sur le moment, j'ai pas réfléchit. Tout le monde croit que je suis plus puceau depuis longtemps, mais en faite non. J'ai en quelque sorte été ''forcé'' pour ne pas nuire à mon image. Et puis j'était limite bourré aussi. Toujours est-il que j'ai pas dit non et que je l'ai fait. Sur le moment, je vais pas dire que ça m'a pas plus, mais je me sentais pas bien. Y avait pas d'amour, et ça, je le sentais. En plus, à la fin, tout le monde nous regardait, cette pouffe et moi. Simplement parce que je suis ''Bill'' et que tout le monde s'intérresse à moi. J'ai été humilié. Je sais plus du tout quoi faire. J'ai jamais parlé de sexualité avec mes parents, et on n'en parle pas à l'école. De toute façon, j'oserais pas dire ce qu'il s'est passé et ce que j'ai ressenti, j'ai trop honte. J'ose même pas en parler à mes parents. Ils s'en foutent de toute façon. Je sais même pas si ils m'aiment. On dirait pas en tout cas. Depuis ce jour là, je me sens tout bizarre. Comme si quelqu'un m'avait souillé. Je sais plus quoi faire, et je sais pas à qui je peux le dire. Je ne suis même pas sûr d'avoir le droit de le dire. J'en peux plus.
J'y vais,
Bill
Alors là, c'est incroyable. Jamais j'aurais cru ça de lui. Je sais que je me répète, mais c'est vraiment dingue. En tout cas, il joue vraiment bien la comédie. Personne ne croit ça de lui. Bon, je vais continuer, bien que je ne sais pas trop ce qu'il pourrait encore cacher...
Le 10/05/2006
Salut Sam,
Je contrôle plus rien. Tout m'échappe. Y a quelques jours, mon père est parti en Espagne pour un voyage d'affaire. Et ma mère est partie dans un autre hôpital dans le nord du pays pour cause de manque de personnel. Ils reviennent dans deux semaines. Le soir, j'ai allumé la télé. Je suis tombé sur un film de cul. Il était gay. Et j'ai bandé. Au début, j'me suis dit que c'était rien, que c'était normal, que c'était le but d'un film de cul. Mais je me rends compte, quand j'y pense, que j'ai jamais bandé pour un film de cul hétéro. Je croix que je suis attiré par les mecs. J'en suis presque sûr. Mais je doit faire semblant. Faire semblant d'être ce que je ne suis pas. Parce que les autres ne l'accepteraient pas. Il faut que je sois comme les autres. Il faut que je me tape des filles. Pour être comme les autres. Je crains encore plus la réaction de mes parents. Si ils découvrent qui je suis, je croix qu'ils me mettraient dehors. Parce que je suis différent. Parce qu'on a pas le droit d'être différent. Mais pourquoi on peut pas ? Je doit faire sembant. Ne jamais rien faire avec un mec. C'est comme jouer à un jeu. Sauf que les règles sont vraiment compliquées à respecter. Si je fais le moindre faux pas, je suis dehors. Comment je vais faire ? J'en sais rien, et je ne peux toujours rien dire à personne.
A+,
Bill
Ça me dépasse. C'est trop. Comment peut-il cacher ça comme ça ? Moi je suis lesbienne, et alors ? Où est le problème ? J'ai une copine, et je suis heureuse comme ça. Je comprend pas. Pourquoi veut-il se voiler la face comme ça ? Plus il attendra pour le dire, plus il va avoir mal. J'en sais quelque chose. Et même s'il ne le dit pas à ses parents, ils finiront bien par le découvrir un jour. On ne peut pas cacher ça. On ne sait pas cacher ça. Il y a un moment où ça sort, comme ça, parce qu'on en peut plus. Je vais continuer à lire :
Le 20/06/2006 :
Hello Sam,
J'ai décidé de quelque chose de très difficile, mais je l'ai fait. J'ai rappelé la fille avec qui j'ai couché. Elle s'appelle Laura. Elle ne va pas dans le même bahut que moi, heureusement. Je l'ai rappelée pour que l'on refasse se que l'on avait fait la fois passée. Parce que je doit être normal. Parce que je doit être hétéro. Parce que, dans la Bible, il faut être hétéro pour être normal, et qu'être homo, c'est mal. Cette fois-ci, je m'étais préparé mentalement à ce qui allait se passer. Et ça s'est bien passé. Biensûr que je regrette, mais il faut que je le fasse pour être normal.
Je l'ai rappelée hier encore, pour qu'on le refasse encore une fois. Je sais que c'est pas bien, mais c'est mieu que d'être attiré par les mecs. C'est comme ça.
Je te laisse,
Bill
C'est fou. Comment peut-il croire une chose pareille ? D'accord, je sais pas vraiment dans quel milieu il vit, mais delà à penser ça, ses parents ont vraiment dû lui bourrer le crâne quand il était petit. Ma mère m'appelle pour manger. C'est déjà la troisième fois, mais je voualais finir de lire. C'était la dernière chose qu'il avait écrit. Remarque, s'il l'a oublié dans son casier, il pouvait plus écrire grand chose dedans...
C'est l'après-midi. Tom est tout bizarre aujourd'hui, c'est à peine s'il m'a dit bonjour ce matin. Depuis il n'a pas dit un mot. Je ne sais pas ce qu'il a. Tout le monde est en classe, on attend plus que la prof. Je suis un peu à l'équart, je suis vraiment fatiguée. Je regarde le groupe, sans vraiment faire attention. Une scène retient mon attention. Je sais pas trop ce qui se passe. Emilie, l'allumeuse de la classe, s'approche de Tom, qui lui est assis sur une chaise. Elle s'asseoit à califourchon sur ses genoux, et descend ses mains le long de son t-shirt. Tout le monde est autour d'eux, tout le monde les regarde. Je vois de la peur dans les yeux de Tom. Elle passe ses mains sous le t-shirt du dreadé et essaye de défaire sa ceinture. Tom tremble, et tout d'un coup, il se lève. Il pleure. Il sort en courant de la classe, juste au moment où Mme Iodine entre. Tout les élèves sont morts de rire, mais moi je ne ris pas. Il n'y a rien de marrant. Tom à du vivre quelque chose de pas normal pour avoir réagit comme ça. Je sort de la classe en disant un rapide ''Je reviens'' à l'attention de la prof, et m'encours à la suite de Tom. Je le retrouve dans les toilettes, il est recroquevillé dans un coin, et il pleure silencieusement. Quand j'y pense, c'est la première fois que je le voit pleurer.
- Tom, s'il te plaît, dis moi ce qui se passe...
- Je peux pas.....
- Mais pourquoi ? Et là, il se met à pleurer plus bruyament. Ça doit vraiment être grave. Je veux savoir.
- S'il te plaît Tom, tu sais que tu peux compter sur moi non ?
- Je... C'est... Il pleure encore plus.
- Prend ton temps Tom...
- Je... Ça s'est passé y a deux ans... Il faut que j'oublie... Mais je peux pas...
- Qu'est-ce qui s'est passé, Tom ?
- Je... je voulais pas... Il se laisse tomber dans mes bras. J'ai di non, j'étais pas d'accord... Mais lui il s'en foutait... Il s'agrippe à mon chemisier.
- Tom, qu'est-ce que tu veux me dire ? À vrai dire, j'ai mon idée, mais je préfèrerais avoir faux sur toute la ligne.
- À... à l'époque, je gardais une petite fille de 7 ans jusqu'à ce que sa maman rentre de son travail, et un soir, elle est rentrée vraiment tard, et quand je suis sorti... Il s'était un peu calmé, mais là, il se met à pleurer de plus belle.
- Je... je suis... je suis passé par un parc, il faisait vraiment très sombre... Et... à... à un moment, je suis passé près d'un buisson... Il tremblait vraiment très fort.
- J'ai été tiré en arrière... Il faisait noir, je voyait rien... C'était un homme... Il... il m'a frappé. Il m'a dit que j'allais souffrir... J'avais peur... Je savais pas ce qui se passait... Il m'a... déshabillé... J'ai dit non, j'te jure que j'ai dit non... Je voulais pas... Mais il l'a quand même fait... Il était pris de spasme, il tremblait, pleurait, ce truc l'avait vraiment traumatisé.
- Il a fait quoi Tom, dis le moi... Même moi je commençait à pleurer tellement j'avais peur pour lui.
- Il... il m'a... violé... Il avait murmuré cette phrase, qui elle-même avait été étouffée par les sanglots.
Moi aussi je pleurais. Ce qui lui est arrivé est vraiment horrible. Je n'arrive toujours pas à croire que des gens se sentent capable de faire ça à un gosse. C'est immonde.
- Et à part moi, qui le sait ?
- Personne...
- Je suis vraiment désolée Tom, vraiment.
- T'as pas à être désolée, c'est pas ta faute... C'est moi. Ce... ce matin, y avait des travaux sur le chemin que je prends d'habitude, et j'ai fait un détour. Je... je suis passé par ce parc. Et... et tout m'est revenu... Tout, absolument tout... Tout ce qu'il m'a fait... Tout ce que j'ai ressenti... Avec le temps, j'avais reussi à oublier un peu... Mais là... je... j'ai encore mal...
- Tu veux m'en parler, je veux dire, de ce que tu a ressenti ?
- Pas ici... Chez moi, peut être... Je veux pas rester ici...
- Viens, on rentre.
J'aide Tom à se relever. Nous nous dirigeons tous les deux vers l'infirmerie. Tom n'a pas envie d'y aller mais c'est le seul moyen d'avoir une chance de sortir du bahut. Je toque à la porte.
- Entrez.
- Boujour madame. Tom a eu un malaise, il voudrait rentrer et je voudrais rester avec lui...
- Un malaise ? Viens ici Tom, on va voir ça...
Elle regarde Tom. Il est trout tremblant, on voit qu'il a pleuré. Lui qui d'habitude a une peau légèrement bronzée, est tout blanc. Son t-shirt est mouillé, c'est un mélange de larmes et de sueur. Il est faible, et ça se voit. Il peut pas continuer comme ça. Il faut qu'il parle, qu'il extériorise.
- C'est bon Tom, tu peux rentrer chez toi. Tu n'as pas l'air en forme. Maria, tu peux l'accompagner.
- Merci beaucoup.
Elle nous fait un billet de sortie et nous partons directement. Tanpis pour nos sacs. On va chez lui. Sur le chemin, on fait un grand détour. On peut pas prendre le chemin normal à cause des travaux, et je ne veux pas passer par le parc. Il a déjà assez mal comme ça, vaut mieu pas en rajouter davantage.
Arrivés à l'appartement, il me donne les clés pour que j'ouvre la porte. Il tremble tellement qu'il n'en serait pas capable. Il entre et va tout de suite dans sa chambre. Je referme la porte et le rejoind. Il s'est assis dans un coin de son lit, appuyant son dos contre le mur. Ses bras encerclent ses genoux qui sont remonté vers son visage. Il a peur, et ça se voit. Je m'approche et m'asseois sur le lit, à côté de lui.
- Tu veux en parler ?
Il me répond oui par un signe de tête. J'attend qu'il parle
- J'avais peur... Quand... quand il a commencé à me déshabiller, je savais vraiment plus quoi faire. D'un côté, j'étais sûr de ce qu'il allait me faire, mais d'un autre côté, je ne savais rien, j'étais perdu, j'osais plus bouger... Et... quand... quand il... m'a... enfin... je... Je sais pas trop comment dire... Il était gêné.
- Vas y, t'en fais pas.
- Au... au moment où il... m'a pénétré... je... j'ai hurlé... Il pleurait à n'en plus pouvoir. C'était comme si on me tuait de l'intérieur. Il me tenait les mains, je pouvais plus bouger. C'était horrible. Ça a duré près d'une demi heure comme ça... J'aurais donné n'importe quoi pour que ça s'arrête... Je voulais mourir pour avoir moin mal...
- Tom, je peux te poser une question ?
- Vas y dit toujours...
- Est-ce que... avant... tu l'avais déjà fait... ?
- N...non.
- Ça doit vraiment être dur à vivre... Rien qu'en imaginant ce qu'il a vécu, je frissonne.
- Je... j'ai encore des choses à te dire...
- À propos de ce qu'il s'est passé ?
- Non, d'autres choses...
- Vas y, je t'écoute.
- Et bien, je... je suis... gay... Il baisse la tête, comme s'il avait honte.
- Et ? Je ne comprend pas pourquoi il fait cette tête.
- T'es pas fâchée ? Il à l'air vraiment très étonné.
- Pourquoi je serais fâchée ? Moi aussi j'ai quelque chose à te dire. Je suis lesbienne. Et alors ? T'a pas à avoir honte Tom, c'est comme ça et t'y peux rien.
- T'es... t'es lesbienne ? Pourquoi tu me l'as jamais dit ?
- Tu me l'as jamais demandé je te signale. Et si tu veux savoir, j'ai une copine, et on le vit très bien toutes les deux. Dit Tom, ça fait longtemps que tu le sais ?
- Je l'ai toujours été, j'ai jamais été attiré par les filles... Mais j'arrive pas à l'accepter...
- À mon avis tu t'y fera le jour où tu rencontreras un garçon qui te plaira... C'est ce qui c'est passé avec moi.
- Oui, peut être... Y a encore quelque chose que je veux que tu saches. Je... Ça remonte à très longtemps... J'ai toujours l'impression d'avoir un vide en moi. C'est très bizarre. En même temps, j'ai l'impression d'être relié à quelque chose. Parfois je suis heureux ou triste sans raison. Tu croix que c'est quoi ?
- J'en sais absolument rien...
- Merde, y a ma mère qui rentre, qu'est-ce que je vais faire ?
- J'y vais, dit lui que Iodine était pas là et qu'on a été licenciés.
- Ok. À demain alors.
- T'es sûr que ça va aller ?
- Oui sûr. Vas y.
Je me lève et sors discètement de la chambre. Sa mère est dans la cuisine, je peux sortir sans qu'elle me voit. Le temps que je rentre à la maison, les cours sont finis.Mes parents sont encore à leur travail. J'ai de la chance aujourd'hui. Enfin, de la chance. Je vien d'apprendre que mon meilleur ami a été violé, qu'il est gay et qu'il se sent seul, et qu'il vit tout ça très mal. À part ça, tout va bien.
____________________________________________________________________________________________________
Alors, un très long chapitre je trouve... Et on y aprend beaucoup de choses xD... C'est le plus long jusqu'ici et aussi de tous ceux que j'ai déjà écrit... Ui ui, j'suis en avance =). Le chapitre VI est en court d'écrivation... Pour le moment, je fais des MAJ tout les deux jours, mais c'est les vacances xD. Je sais pas comment ça va être quand les cours vont reprendre, d'autant plus qu'il y a un concert à caractère Tokiohotelien en vue xD. Déjà que à cause de vous j'suis restée dans ma chambre toute la journée pour écrire... J'écris directement sur l'ordi, quand j'suis devant une feuille l'inspiration vient pas -_-". Pis sinon mes vacances c'est PC - Rollers - PC - Rollers - PC - Rollers... Comme vous le voyez c'est varié et très enrichissant xD. Bon sur ce, à dans deux jours et bonnes vacances à toutes !
Pour répondre à une question (hein Nat-su ?) Je peux vous dire que Ann et Maria se connaissent, mais je ne vous dirai pas quels sont leurs rapports... Vous le saurez bientôt =)
EDIT : Un grand merci pour tous vos commentaires, ça me fait vraiment plaisir... J'ai autre chose de moins gay (xD) à vous dire : voilà, je pars à la mer aujourd'hui, je voulais pas y aller, je déteste ça, mais mes parents m'y ont forcé... Donc j'essayerai de mettre la suite dimanche mais je promet rien... Bon week-end à toutes (tous ?)...
____________________________________________________________________________________________________